Vendredi 28 mai 1999, "Dauphiné
libéré"
Meyras
Rencontre volcanologique
Dans
le cadre de son assemblée générale annuelle, l'association
volcanologique européenne (L.A.V.E.) avait réuni près
de 140 amateurs passionnés ou volcanologues de renom comme les
professeurs Emmanuel Berger de l'École des Mines de Paris, G. Mottet
de l'Université Jean Moulin de Lyon ou F. Le Gueln du CNRS, ancien
collaborateur d'Aroun Tazieff.
Cette rencontre,
organisée par Patrice Visieloff, géologue de l'association
L.A.V.E., avait pour thème l'étude et la découverte
du volcanisme ardéchois à travers des sorties sur le terrain
(coulées du Lignon de Jaujac à Meyras, cratère
de la station de Neyrac-les-Bains et ses eaux thermales, mofette de
gaz carbonique, Vestide du Pal, le Chambon...)
| Cette rencontre a également donné
lieu à une exposition sur le volcanisme au centre de vacances
"Les Portes" et à une conférence donnée le
samedi soir par le professeur Emmanuel Berger à la salle
multimédia de Neyrac-Ciné permettant de préciser
l'avancement des recherches sur le volcanisme ardéchois dans
le contexte plus large du Massif Central et même de l'Europe.
Gérard Bruchet,
maire de Meyras est venu assister tout spécialement à
cette conférence afin de soutenir la présence de
l'association L.A.V.E. mais aussi pour s'enquérir de la
bonne santé de ses volcans. Il souligna également
l'importance d'une telle richesse géologique dans le cadre
du développement touristique de sa commune par le biais
du Pays des jeunes volcans.
|
Le maar Doris à Neyrac-les-Bains
|
Les
volcanologues ont consacré leur dernière soirée
à échanger leurs expériences de terrain. Certains
d'entre eux avaient dans leur besace des images et des films uniques
en provenance du monde entier. C'est ainsi qu'un film extraordinaire
montrant les nuées ardentes du volcan de l'île de Montferrat
aux Antilles a été visionné en première
mondiale à Meyras. Des volcanologues américains, allemands
et japonais s'intéressent déjà à ces images
rares prises parfois au mépris du danger. L'intérêt
de l'association L.A.V.E. pour les volcans ardéchois n'est pas
éteint pour autant après ce week-end studieux puisque
l'organisation de nouvelles rencontres avant fin 1999 mais également
pour l'an 2000 est prévue dans notre région.
Jeudi
27 mai 1999, "Dauphiné libéré"
Musique
Émotion
et passion au festival « musique au volcan»
Meyras,
Aizac, Aubenas et Vogüé ont réuni un nombreux public
pour quatre concerts merveilleux donnés par le Sinfonietta de Paris
Le long week-end de Pentecôte
a été propice pour des retrouvailles très musicales.
Le festival « Musique au volcan » a une fois de plus enthousiasmé
les passionnés de grande musique, avec le Sinfonietta de Paris
il ne pouvait en être autrement. C'est toujours un grand bonheur
de retrouver des musiciens de grand talent, des musiciens qui ne pourraient
se produire ici, s'il n'y avait pas une association, Les Gens d'Aizac,
qui se mobilise bénévolement pour faire connaître
la musique dans nos petites communes de campagne.
Ce message a été
entendu par le chef d’orchestre Dominique Fanal : « Nous sommes
très attachés à ces paysages inattendus et sauvages
de la chaîne des volcans d’Ardèche, aux habitants de tous
ces villages visités qui, toujours, leur ont témoigné
sympathie, chaleur humaine, et intérêt. Attachés
à la personne de Madeleine Jouanny et à ses initiatives
les plus hardies, nos musiciens, répondant à l'appel de
tous, reviennent faire danser le printemps ardéchois, animés
chaque saison d'un enthousiasme et d'une foi grandissants, soutenant
du mieux qu'ils peuvent ce festival «Musique au Volcan».
L'émotion immédiate
s'est opérée sur les deux premiers concerts à Meyras
le vendredi soir, et à Aizac le lendemain avec "Splendeur de
la musique italienne". Les deux petites églises bien pleines
ont fait trembler leur coupole et ont vibré à l'écoute
des ors cuivrés des trompettes. Le concert de Torelli, éclatant
et virtuose, celui de Vivaldi pour deux trompettes, le plus célèbre
d'entre tous, où les deux solistes dialoguent, rivalisant d'invention
et de virtuosité éblouissantes, ont mis en évidence
cette brillance des compositeurs italiens. Le « Stabat Mater »a
de Vivaldi chanté par la merveilleuse mezzo-soprano Klara Csordas-Witt
fut un ravissement, une voix chaleureuse qui vient d’on ne sait où,
claire, intense, émouvante...
Les deux concerts qui ont suivi l'un à Aubenas, l'autre
dans l'église de
Vogüé « Venise et Vienne en Ardèche »
ont rajouté une part de gaieté à ces belles pages
musicales, avec les polkas, ouverture, marche de Strauss, et le «
Divertimento » de Mozart, œuvre légère de la prime
jeunesse de l'auteur. Une œuvre toujours gracieuse et élégante,
hommage à sa ville natale.
« Tout y chante,
insiste Dominique Fanal, les voix instrumentales se répondent,
se superposent, s’enlacent, en un fabuleux contrepoint... »
Les rappels ont été nombreux
et les musiciens toujours aussi disponibles pour partager leur joie
avec le public, n'ont pas hésité à puiser dans
les nombreux morceaux de leur répertoire et les offrir généreusement
à leur auditoire. Le vent de la musique des volcans a apporté
sa chaleur et continuera longtemps à embraser les néophytes,
tant que le Sinfonietta poursuivra ses randonnées campagnardes
dans nos contrées, la musique fait partie désormais de
leur vie.
Nadette Étienne
Dimanche
9 mai 1999, "Dauphiné libéré"
Vals-les-Bains
80% de financement
pour le Pays des Jeunes Volcans d'Ardèche
Vals-les-Bains : avec l’obtention
de crédits d’état, de l’Europe, de la Région et
du Département, les communes associées au PJVA ont désormais
les moyens de mettre en valeur un patrimoine commun, suscitant innovation
touristique et croissance économique.
L'État, initiateur
des «Pôles d'économie du patrimoine» (PEP)
au comité interministériel d’aménagement du territoire
de Mende en septembre 1994, s'est prononcé favorablement sur
le subventionnement du PEP de la Haute-Vallée de l’Ardèche.
Sa contribution financière sur des crédits du fonds national
pour l’aménagement et le développement du territoire (FNADT)
et de 4,275 millions de francs.
Le PEP de la Haute-vallée de l'Ardèche revêt un
caractère exceptionnel puisqu'il est un des 17 PEP existant sur
le territoire national.
Porté dès
l'origine par le «syndicat intercommunal pour le thermalisme et
l'environnement" présidé par le maire de Vals-Les-Bains,
Jean-Claude Flory, il se décline en trois grandes opérations
patrimoniales et complémentaires, à savoir les aménagements
urbains de Montpezat et Vals-Les-Bains ainsi que la mise en valeur du
«Pays des jeunes volcans d’Ardèche», opération
fédérant un ensemble de sept cantons (Antraïgues,
Burzet, Coucouron, Montpezat, Saint-Étienne-de-Lugdarès,
Thueyts, Vals-les-Bains). Dans une Dynamique commune, les actions du
«Pôle d'Économie du Patrimoine» constitueront,
au fur et à mesure de l’avancement des programmes, un cordon
de solidarité et de fréquentation entre l'Ardèche
méridionale et les pentes cévenoles jusqu'à la
montagne ardéchoise.
Le PEP de la haute vallée
de l'Ardèche obtint, en 1995, pour la réalisation de l'étude
préalable, des financements nationaux (500 000 F en deux tranches)
et départementaux (120 000 F). Le solde ayant été
pris en charge par le SITHERE.
Le cumul des subventions obtenues pour la mise en place du projet de
Pays d Jeunes Volcans d’Ardèche se situe autour de 80% d’aides
publiques.
Le projet, fruit d’un travail de longue haleine, peut maintenant entrer
dans sa phase active.
La contribution financière du « Fond national pour l'aménagement
et de développement du territoire » (4,275 MF) représente
21% de l'enveloppe subventionnable globale du PEP, et 30% de celle du
"Pays des jeunes volcans d'Ardèche » soit 2,02 MF. Cette
aide vient compléter celle accordée par le Conseil Régional
en novembre 1998 pour un montant de 3,07 MF en complément de
1,2 MF de crédits régionaux programmés dans le
contrat global de développement ;
celle du Conseil général, obtenue en janvier 1997, d’un
montant de 1,935 MF ; celle de l’Union européenne actée
depuis 1997 au titre du "Programme de développement rural.
Le comité de gestion du
PDR a été saisi le 2 avril 1999 et a conforté un
montant d'aide de 4,151 MF pour le "Pôle d'économie du
patrimoine". L'inscription par le SITHERE de cette opération
au contrat de développement des «Monts et du Val d'Ardèche»
a complété cette opération d'une enveloppe subventionnable
de 4 MF au titre des crédits régionaux pour la mise en
place des relais thématiques, portant donc l'opération
globale «Pays des jeunes volcans d’Ardèche» à
10,7 MF. Pour le président du SITHERE, il s'agit «d'une
opération exceptionnelle qui permet aux territoires concernés
de bénéficier de financements eux aussi exceptionnels
en complément des procédures classiques des collectivités,
ou des contrats globaux... C'est aussi le résultat d'un engagement
personnel sur cinq ans et le fruit d'un travail de longue durée...»
Jean-Claude Flory note
aussi que tant pour l'obtention initiale que pour la confirmation du
plan de financement, les présidents du Conseil général
avant et après mars 1998 (M. Torre et M. Teston) ont soutenu
ledit dossier, ainsi que l'ex-Député J-M. Roux: «Il
s'agit là des trois parlementaires qui ont joué un rôle
dans ce dossier.»
La phase prééruptive
est désormais conclue. Le prochain comité de pilotage
du "Pays des jeunes volcans d'Ardèche" décidera des actions
à mettre en place pour les trois ans à venir, L'apparition
de fumerolles ne tient plus que de la concrétisation de ce programme
ambitieux, au concept original et novateur.
Daniel JAMGOTCHIAN
Jeudi
9 mars 1999, "Dauphiné libéré"
Lalevade d'Ardèche
Saison positive au
syndicat d'initiative
L’assemblée
générale du syndicat d’initiative de Lalevade, présidée
par Alain Marcou, s’est déroulée à la mairie en
présence de Gérard Bruchet, président du CDT, M.
Beaussier, représentant l’UDOTSI, Roger Crégut, maire
de Lalevade, Guy Chène, maire de Pont-de-Labeaume, et Manuel
Houvenaeghel, directeur de l'office du tourisme de Vals-les-Bains.
Alain
Marcou, président de cette association, a présenté
à l’assistance le rapport moral et financier, ainsi que le bilan
de l’exercice 1998, et précisait : «D’une manière
générale la saison écoulée a été
très positive, avec une augmentation des visites de 15%, ce qui
prouve l’utilité de l’existence de notre syndicat pour la commune.
Il ne faut pas oublier que le chiffre d’affaires généré
par le tourisme approche les 3 milliards de francs en Ardèche,
qu’il y a en France un potentiel de 100 millions de touristes dont 30
millions de Français ; les régions se battent pour acquérir
des parts de ce marché, faisons la même chose.»
Les principales
activités demandées par les visiteurs, dont 11% d’étrangers
(Hollandais, Anglais, Belges) sont, dans l’ordre, visites (grottes,
musées, montagnes, villages), sport (randonnée pédestre,
VTT, pêche) et festivités locales.
Le portrait-type du visiteur du syndicat d’initiative peut être
dressé ainsi : calme et tranquille, pas très sportif,
curieux de la région, non oisif, familial.
Le maillage
Sous l’impulsion
du Conseil Général en 1995, il a été mis
en place, pilotée par l'U.D.O.T.S.I., une dynamique de développement
touristique pour constituer une mise en réseau des O.T.S.I. C'est-à-dire
un regroupement par zone géographique, bassin de vie ou identifié
commune avec un office de tourisme centralisateur appelé Pole
et animateur de la zone. Pourquoi, l'union faisant la force, il est
évident qu'un tel regroupement, s'il est accepté ne peut
être que bénéfique sur tous les rapports, qu'ils
soient : administratif, touristique, thématique, dynamique et
financier.
Le département de l'Ardèche est ainsi divisé
en dix zones. Pour le secteur, les O.T.S.I. de Vals-les-Bains, Neyrac-les-Bains,
Thueyts, Burzet, Jaujac, Antraigues, Montpezat et évidemment
Lalevade se sont fédérés sous le nom de Cévenne
des jeunes volcans d'Ardèche avec Vals comme pôle et Neyrac
en suppléant. La première opération concrète
a été la réalisation d'un document d'appel concernant
toute la zone et présenté sous forme de fiches. Ce document
ne remplace pas les documentations individuelles, il présente
les atouts de la zone et est diffusé dans différents salons
de tourisme où chaque O.T.S.I. participe à son tour. Cette
année et pour la première fois, le Syndicat d'initiative
a participé au salon de Rennes du 29 au 31 janvier dernier. Sans
ce maillage, il aurait été impossible pour cette petite
structure de participer à un salon.
Au niveau
des questions diverses, le point le plus important est le recrutement
d'une hôtesse d'accueil, quant aux cotisations les prix restent
inchangés, par contre les heures d'ouverture au public seront
déterminées ultérieurement en fonction du contrat
de la future hôtesse.
Au cours de la saison
199S, le S.I. proposera une exposition de photos (Raoul Cerini) et de
maquettes (M. Cadet), un concours de photographies (M. Beaulieu) et
une exposition de peinture.
Manuel Houvenaeghel, directeur de l'office de tourisme
de Vals-les-Bains et Gérard Bruchet, président du Comité
Départemental du Tourisme, sont intervenus sur le maillage et
sur le devenir de la politique touristique de l'Ardèche.
Alain Marlou présenta à l’assemblée
la nouvelle documentation départementale 99 et clôtura
cette assemblée générale.
Février-mars
1999, "Évasions" n° 18
Nature
Sur les flancs des
jeunes volcans d'Ardèche
|
La route serait plutôt monotone sur les hauts plateaux ardéchois
si la nature n'avait pas manifesté quelques caprices il y
a tout juste onze mille ans ; une époque où les volcans
ont fait leur apparition dans le paysage. Le phénomène
se caractérise par une succession de cônes de type
strombolien dont les coulées ont généré
un extraordinaire terrain d’aventures qui nous en apprend plus sur
le volcanisme que n'importe quel ouvrage spécialisé. |
Orgues basaltiques d’Antraigues
|
C'est à
Vals-les-Bains que l'initiation commence. Dans le parc municipal de
cette élégante station thermale, une source intermittente
jaillit du sol toutes les six heures. Du gaz sous pression dans les
cavités souterraines serait à l'origine de ce phénomène
qui propulse l'eau jusqu'à seize mètres de hauteur. La
forte odeur de soufre qui accompagne chaque jaillissement indique un
sous-sol volcanique.
Pour
en savoir davantage, il faut emprunter la route qui conduit au vieux
village de Jaujac où l'on observe un panorama étonnamment
lisible. Surplombant les maisons, un gigantesque cône, décapité
en son sommet, surgit dans le paysage, recouvert d'une forêt de
pins sombres.
Cratère volcanique surplombant Jaujac
|
Il s'agit bien d'un volcan qui présent un
cratère effondré sur sa partie nord. Une coulée
d'arbres plus clairs se dégage de cette zone pour descendre
jusqu'à la rivière. Le scénario qui a conduit
à façonner un tel paysage, est évident. Une
première éruption de faible intensité a rempli
le cratère d'une mer de lave qui a fini par provoquer l'écoulement
du bord nord. La lave a suivi ensuite la pente jusqu'au Lignon.
Sur le sentier qui longe ce cours d'eau, on aperçoit très
distinctement la coulée basaltique épaisse d'une cinquantaine
de mètres qui tombe à pic dans la rivière. |
Un relief similaire s'est formé à
Thueyts, petite commune voisine, où la matière volcanique
et l'Ardèche s'entremêlent étroitement. L'érosion
a fait éclater la roche, et la rivière y a creusé
de grands bassins d'onde translucide particulièrement recherchés
en été. C'est également Thueyts qui offre la vision
la plus singulière de toutes ces configurations. Le village fut,
en effet, construit sur un gigantesque socle de lave solidifiée
baptisé "Chaussée des géants".
À quelques minutes de Thueyts, le site de
Montpezat révèle l'un des plus grands "cratères
de maar" d'Europe. C'est le résultat d'une interaction entre
le magma et une nappe phréatique. La lave, portée à
1 200 degrés, rencontre et réchauffe une poche d'eau qui
ouvre un cratère par explosions successives. On y observe de
nombreuses coulées boueuses aux formes évocatrices comme
"Le dromadaire" ou "L'arche". Plus au nord, le lac d'Issarlès,
un autre "cratère de maar", totalement comblé par l'eau,
accueille un camping et une plage. Malgré ces infrastructures,
le site n'a pas été dénaturé. La protection
de l'environnement fait d'ailleurs l'objet d'une profonde réflexion
: comment concilier l'exploitation touristique d'un tel patrimoine tout
en préservant sa richesse ? Réunissant les sept villages
concernés, le Syndicat intercommunal pour le thermalisme et l'environnement
a récemment créé "Le Pays des jeunes volcans d'Ardèche".
Cette structure devrait permettre de mettre en place une signalétique
adaptée, des visites guidées régulières,
ainsi qu'une capacité d'hébergement et de restauration
accrue.
En attendant, muni d'une brochure récupérée
à l'office de tourisme de Vals-les-Bains, on peut partir, en
toute liberté, jouer les explorateurs-volcanologues. En pleine
terre ardéchoise, c'est une occupation qui ne manque pas de charme.
Ivan Mouton
Jeudi 18
février 1999, "La Tribune"
La documentation
est née !
Le
réseau cévenol des Jeunes Volcans d'Ardèche est
maintenant fin prêt pour promouvoir notre région.
Samedi, en mairie, en présence
de MM. les Conseillers généraux Gérard Bruchet,
Président du Comité Départemental du Tourisme,
et Jean-Claude Flory, MM. les Présidents et collaborateurs des
Offices de Tourisme de Meyras-Neyrac-les-Bains, Thueyts et Vals-les-Bains
ainsi que des Syndicats d'initiative d'Antraigues, Burzet, Jaujac, Lalevade
et Montpezat, en avant-première ont présenté la
documentation touristique, inédite, de «La Cévenne
des Jeunes Volcans d'Ardèche».
Constituée d'une élégante pochette, abondamment
illustrée, elle contient six fiches réalisées en
quadrichromie.
Chaque fiche correspond à
un thème donné : Nature et paysage, Sports et détente,
Patrimoine et traditions, Le Feu et l'eau, le Gîte et le couvert
et enfin Patrimoine et traditions.
De nombreuses photographies
présentent magnifiquement les richesses de nos hautes Cévennes
: patrimoine naturel, bâti, culturel et gastronomique.
Au
cours des trois années à venir, 35000 exemplaires de ce
document d'appel seront distribués à l'occasion des salons
de tourisme ou remis aux vacanciers qui en feront la demande aux hôtesses
des offices de tourisme et syndicats d'initiative du réseau cévenol.
Pour le réaliser,
cinq partenaires institutionnels ont été sollicités
: la Communauté Européenne, l'État, la Région
Rhône-Alpes, le Département et le SITHERE qui, à
lui seul, financera les deux tiers des brochures.
Jeudi 18
février 1999, "La Tribune"
Un
patrimoine s'éveille
Le
volcanisme comme nouvelle bouffée de développement touristique
et économique. Telle est l'ambition du Pays des jeunes volcans
d'Ardèche en gestation sur sept cantons ardéchois : Vals-les-Bains,
Antraigues-sur-Volane, Burzet, Thueyts, Montpezat, Coucouron et Saint-Étienne-de-Lugdarès.
Avec la découverte
de la Grotte Chauvet, l'Ardèche du sud a tiré le gros
lot. Sur le plan touristique, tous les regards se posent sur les communes
autour de Vallon-Pont-d'Arc, qui accueillera en 2001, un espace de restitution
de la grotte ornée.
Pour montrer qu'elle aussi
existe, l'Ardèche des pentes et des montagnes mise sur
son Pays des jeunes volcans, dont la naissance approche à grands
pas.
Sur le papier, le projet, actuellement dans
sa dernière ligne droite, est ambitieux. Faire du volcanisme
ardéchois un outil patrimonial majeur, dans le but de valoriser
l'ensemble des ressources naturelles et générer un développement
touristique et économique sur la totalité d'un territoire,
le pari est de haute volée. Mais, pour de nombreux élus
ardéchois, il en vaut la chandelle.
L'Ardèche ne demande qu'à
dévoiler ses trésors. Et les volcans ne demandent qu'à
se réveiller. C'est pourquoi, le syndicat intercommunal pour
le thermalisme et l'environnement (SITHERE) s'est lancé avec
conviction dans un véritable plan de valorisation des volcans
récents, aujourd'hui difficilement perceptibles et identifiables
par le grand public.
Le volcanisme comme fil conducteur
d'un développement
La priorité du projet,
comme le rappelait le cabinet d'études New Pôle (Neuilly
Sur Seine) jeudi dernier à Thueyts, au cours d'une réunion
du comité de jumelage du pays des jeunes volcans d'Ardèche,
est «que les jeunes volcans existent afin de construire l’offre
touristique et les différents réseaux ».
Actuellement
le projet vise à valoriser six sites volcaniques choisis avec
l'aide de scientifiques spécialistes de chaque site : la Vestide
du Pal, la Coupe d'Aizac, le volcan du Souilhol et la Mofette de Neyrac,
la Coupe de Jaujac et la coulée basaltique du Lignon, le lac
d'Issarlès et le Ray-Pic et ses cascades. La liste n'étant
bien sûr pas exhaustive puisque le Coiron est déjà
dans la cible des volcans à conquérir.
Comme toute destination touristique, le Pays
des jeunes Volcans d'Ardèche a pour ambition de tendre vers une
structuration de l'offre qui corresponde au fonctionnement et aux besoins
du marché du tourisme. Ainsi, le Pays des jeunes volcans qui
s'inscrit dans le cadre du Pôle d'Économie du Patrimoine
de la Haute-Vallée de l'Ardèche, s'organise-t-il autour
de cinq axes : des pôles attractifs forts (les sites volcaniques
récents les plus remarquables du département seront dotés
d'un sentier balisé, d'un parking au point de départ,
d'un panneau d'information, d'aires de pique-nique, de tables d'orientation),
des structures d'accueil (des villages-étapes labellisés...),
des points d'informations (points-infos Volcans, points "i" sur les
lieux de passage touristiques, des centres d'animations, de présentation
du patrimoine et de formation (relais du Circuit des volcans, centre
de découverte du pays des jeunes volcans, circuit du patrimoine),
et un pôle de promotion avec la Création d'une maison du
Pays des jeunes volcans à Montpezat.
Un projet ambitieux qui fédère les énergies
Le pays des jeunes volcans, dont
l'opération mobilise une enveloppe financière de 4 986
000 F (qui pourra être accompagnée par une enveloppe complémentaire
du Pôle d'Économie du Patrimoine de 1 750 000 F ainsi que
par une dotation du contrat global de développement des Monts
et du Val d'Ardèche d'un montant de 4 000 000 F), ne manque pas
d'idées. Si tout n'est pas encore défini, le comité
est en train d’affiner le programme des réalisations et le fonctionnement
de l'opération avant son lancement.
Les Ardéchois veulent
aller vite. Jeudi à Thueyts, le principe d'une cotisation fixée
par les communes partenaires sur la base du nombre d'habitants (le montant
n'est pas encore défini), a été retenu. Le projet
est en bonne voie. Pour le vice-président du SITHERE, Gérard
Bruchet, maire de Meyras et président du Comité Départemental
du Tourisme, il s'agit maintenant de fédérer les
énergies : la clé pour «mettre en place une action
compétitive qui attire une clientèle touristique hors
saison». L'enjeu est de taille.
Le président du SITHERE, Jean-Claude
Flory (maire de Vals-les-Bains et président du Comité
Régional du Tourisme), n'hésite pas à parler de
cordon ombilical entre les plaines, les plateaux et les pentes, capable
«d’intensifier et de diffuser la saison touristique». Le
Sous-préfet de Largentière, Sylvain Mathieu, représentant
le préfet Raphaël Bartolt, a fait savoir au cours de la
réunion, que «des réponses intéressantes»
de l'État devraient prochainement arriver. Toutes les clés
semblent être réunies pour que le Pays des jeunes volcans
ouvre ses portes.
Yvan MOURZELAS
Dimanche
14 février 1999, "Le Dauphiné libéré"
Thueyts
Le tourisme à
l'ordre du jour
Jeudi
11 février dans les salles voûtées du Château
de Blou se sont tenues deux réunions sur le thème du tourisme.
La première concernait le maillage
des Offices du tourisme et syndicats d'initiative de Thueyts, Vals,
Meyras-Neyrac, Montpezat, Burzet, Antraigues, Jaujac et Lalevade.
C'est dans le but d'améliorer
la qualité du tourisme en Ardèche et de définir
de nouvelles orientations que les élus locaux, représentants
des Offices du tourisme et syndicats d'initiative, hébergeurs
et autres professionnels du tourisme, venus nombreux, se sont réunis
autour de trois ateliers :
L'atelier n°l sur les sites et
infrastructures était présidé par Richard Buffat
du CDT (Comité Départemental du Tourisme),
l'atelier n°2 sur les moyens humains était présidé
par Daniel Teston, maire de Thueyts
et l'atelier n°3 sur la communication extérieure était
présidé par Olivier Caminale, président du Syndicat
hôtelier de l'Ardèche.
Les différents intervenants,
après avoir échangé leurs idées et proposé
des solutions visant à l'amélioration du tourisme en Ardèche,
semblent motivés à agir ensemble pour une meilleure image
et une plus grande notoriété de notre secteur géographique.
Le maillage semble pour eux la solution adéquate afin de promouvoir
notre région de «La Cévenne des Jeunes Volcans»
et apportera une plus grande synergie entre les acteurs du tourisme
locaux. Cette synergie sera également appuyée par la mise
en place du réseau internet «logitour» qui permettra
aux offices du tourisme et syndicats d'initiative de mieux répercuter
l'information notamment au niveau de l'animation.
Des efforts restent toutefois
à réaliser, c'est pourquoi d'autres rencontres de ce type
se renouvelleront dans un avenir proche.
La réunion suivante, sur
le «pays des Jeunes Volcans» concernait plus les élus
locaux. Ce projet de «Pôle d'Économie du Patrimoine
de la Haute Vallée de l'Ardèche» (ou PEP), comprenant
les cantons de Vals, Antraigues, Thueyts, Saint-Étienne-de-Lugdarès,
Montpezat, Burzet et Coucouron a plusieurs objectifs : développer
une économie durable, renforcer l'identité culturelle
et fédérer les initiatives locales.
Bien que subventionné
à 80 % par l’État, le Département, la Région
et les fonds européens, ce projet demande de la part des communes
un certain investissement financier.
D’autre part, le "Pays des Jeunes
Volcans" se découpe selon deux niveaux d'engagement des communes
: les communes associées et les villages-étapes qui seront
soumis au respect d'une charte et dont la participation financière
sera plus importante.
De plus, certains "sites majeurs",
de part leur intérêt sur le plan géologique, désignés
par le comité technique du P.E.P. seront mis en valeur.
Il s'agit de la Vestide du Pal, de la coupe d'Aizac, du Souilhol,
du Lac d'Issarlès, du Ray-Pic et de la coupe de JauJac.
Cette mise en valeur se
concrétisera par la mise en place de points-info-volcans dans
les villages-étapes, relais thématiques, maisons des volcans,
actions de communication et de promotion ainsi que deux sites d'information
aux points d'entrées du territoire.
Tous les représentants
des communes présents à cette réunion adhèrent
au projet et semblent avoir trouvé un bon compromis au niveau
de la participation financière de chacun.
Stéphanie Comte
Samedi
13 février 1999, "Le Dauphiné libéré"
Thueyts
Le
réveil de l’Ardèche des volcans
L'Ardèche recèle mille et un
trésors, souvent secrets, à commencer par ses richesses
naturelles. Ainsi, si tout à chacun connaît le Gerbier
des Joncs, le Pont-d’Ain, la réserve naturelle des Gorges, il
reste encore bien des sites à valoriser alors que les visiteurs
d'aujourd'hui sont avides de nature et de patrimoine, histoire de renouer
avec les racines et l'essentiel.
Le "Pays des jeunes volcans d'Ardèche"
en gestation sur sept cantons (Antraigues-sur-Volane, Burzet, Montpezat-sous-Bauzon,
Coucouron, Thueyts, Saint-Étienne de Lugdarès et Vals-les-Bains)
témoigne d'une nouvelle volonté et apparaît comme
un symbole : fruit des procédures DATAR, la démarche est
de se regrouper entre communes d'une zone qui jusqu’à présent
ne bénéficie pas des mêmes retombées touristiques
que le sud du département. Cette fédération des
énergies est destinée à créer un nouveau
«produit touristique» se présentant comme un véritable
gisement de développement.
Le «Pays des Jeunes Volcans d’Ardèche»
est ainsi aujourd’hui dans sa dernière ligne droite : Jean-Claude
Flory et Gérard Bruchet, les initiateurs de ce projet, accueillaient
à Thueyts les maires des communes concernées afin de définir
les modalités de participation de chacune des communes.
L’occasion pour M. Demiocq de l’agence New Pole de rappeler l’essence
de ce projet.
L’entité touristique des Jeunes Volcans
d’Ardèche s’organise autour de cinq axes, à savoir des
pôles d’intérêt rendus attractifs (les sites volcaniques),
des structures d’accueil et de consommation (les villages-étapes),
un réseau d’information et de distribution des visiteurs (les
points-info), des contres d’animation et d’exposition (les relais thématiques)
et dans un temps ultérieur la réalisation d'un espace
de promotion, la Maison des volcans.
- les sites volcaniques :
| l'on distingue sur cette région des sites
vraiment remarquables en la matière, La Vestide du Pal, la
coupe d'Aizac, le Volcan du Souilhol, la coupe de JauJac, le lac
d'Issarlès, le Ray Pic, une liste qui n'est pas exhaustive
tant on pense également au volcan de la Gravenne et à
d'autres sites. |
Le Lac d'Issarlès, un des sites volcaniques remarquables
|
Le programme visera à
équiper et promouvoir les sentiers, concevoir et implanter des
panneaux d'information, des tables d'orientation et de lecture des paysages,
la réalisation d'aires de pique-nique (655 000 F HT).
- Les villages-étapes : il s'agit de maillons du
réseau de découverte du territoire, des lieux structurés
pour accueillir, informer et faire consommer. Les exigences portent
sur l'accueil, la qualité, l'image Ces villages pourront utiliser
un label conditionné par le respect d'une charte.
Le programme vise à équiper 10 villages étapes
avec panneaux indicateurs, mobilier d'information et présentation
(410 000 F HT).
- Les points info-volcans : au cœur des jeunes volcans
il s'agira de trouver des lieux d'information et des personnes ressources.
Sur les axes d'accès il est prévu des points I sur la
RN 104 et au Mont Gerbier des Joncs.
- les relais thématiques : ils assureront l'accueil
du grand public avec des présentations thématiques complémentaires
au volcanisme portant sur les eaux minérales, la faune, la flore,
les traditions et métiers, les marchés, la gastronomie...
Ils joueront le rôle de relais pédagogique. (790 000 F
HT)
- la maison des jeunes volcans : il s'agira d'un point
d'appel fort sur un axe de passage avec pour fonctions l'accueil et
l'information, la diffusion de connaissance.
Des actions d'accompagnement
sont prévues avec la création d'outils de
communication et de promotion (logo, photothèque, documents)
(530 000 F HT) ainsi que la formation et la sensibilisation de personnel
d'accueil (OT relais), de socioprofessionnels, enseignants (340 000
F HT)... Enfin des animations sont prévues (330 000 F HT)
C'est le SITHERE qui est maître
d'ouvrage de cette opération, la coordination entre les acteurs
se faisant au travers d'un comité de pilotage. Un comité
scientifique apporte sa caution.
Le budget porte sur environ 5
millions de francs sur 5 ans avec un taux de subvention attendu de 80
%.
Comme l'a souligné Jean-Claude
Flory, le projet vise tout à la fois à fédérer
les initiatives locales, renforcer l'identité culturelle et développer
l'économie locale. Le "pays des jeunes volcans" est un cordon
entre l'Ardèche méridionale, les vallées, les pentes
et la montagne ardéchoise. La Haute Vallée de l'Ardèche
est sur la voie de relever un pari, s'imposer comme une destination
touristique riche et surtout prometteuse... Les élus ont montré
leur volonté en définissant les clefs de répartition
des communes.
Patrick CORTES
Vendredi
15 mai 1998, "Solidarité et territoires" n° 140
Patrimoine
L’Ardèche du Sud réveille ses volcans
Patrimoine indissociable du paysage
ardéchois, le volcanisme émerge fortement entre Velay
et Coiron. C'est ce trésor écologique et naturel que le
syndicat intercommunal pour le thermalisme et l'environnement -le SITHERE
a décidé de promouvoir dans le cadre du Pôle d’Économie
du Patrimoine de le Haute Vallée de l'Ardèche.
Au-delà d’un circuit des volcans
Initialement, le projet se limitait
à un « circuit des volcans ». Un concept qui est
apparu trop restrictif. Si bien que le comité de pilotage a réfléchi
sur un programme beaucoup plus large des "Pays des jeunes volcans d'Ardèche".
Un programme qui entre aujourd'hui
dans sa phase active pour une période de cinq ans jusqu'en 2002
et pour un total d'investissements prévus de 18,5 MF H.T. financés
au titre du pôle d'économie du Patrimoine mais aussi -c'est
en tout cas une possibilité évoquée- dans le contrat
global de Développement des Monts et du Val d’Ardèche.
Aménagement et valorisation du territoire
Le programme affiche en effet
des ambitions dans les domaines de l'aménagement et de la valorisation
du territoire. Il ne s'agit pas de travailler à un projet de
réserve ou de musée, mais sur un territoire habité
de 33 communes sur 7 cantons: de Burzet à Vals-les-Bains en passant
par Coucouron Antraigues Montpezat, Saint-Etienne-de-Lugdarès
et Thueyts.
Le projet de "Pays des jeunes
volcans d'Ardèche" repose sur plusieurs objectifs. D'abord donner
aux volcans d'Ardèche toute leur place dans le volcanisme français
en devenant le support d'actions de sensibilisation et de découverte
pour toutes les catégories de public : scolaires, familles, petits
groupes, scientifiques. Ensuite préserver, mettre en valeur et
gérer le patrimoine naturel, tout en s'insérant dans le
réseau du Massif Central, pôle majeur des sciences de la
terre. Enfin apporter son appui au développement économique
du pays en revitalisant le tissu économique rural.
Point important: le projet n'entend
pas venir se substituer à ce qui existe déjà mais
au contraire venir fédérer et faciliter la mise en complémentarité
des structures existantes (communes, offices de tourisme, associations
de développement, syndicats intercommunaux, groupements
professionnels) et des atouts touristiques du pays.
SIX SITES MAJEURS
Les études engagées
ont mis en avant six sites volcaniques majeurs, présentant un
intérêt scientifique incontestable : la Vestide du Pal,
la Coupe d’Aizac, le volcan du Souilhol et la Mofette de Neyrac-les-Bains,
la coupe de Jaujac et la coulée basaltique du Lignon, le lac
d’Issarlès, enfin le Ray-Pic et ses cascades.
Label villages-étapes
La première tranche du
programme, engagée cette année, concerne la mise en valeur
de ces six sites avec des équipements de balisage, de signalisation
et d’interprétation. Les autres tranches concerneront d'autres
sites qui feront -eux aussi- l'objet d'équipements ; et plus
largement le renforcement de la vocation d’accueil des villages dans
le cadre d’une charte et d’un label des villages-étapes du pays
des Jeunes Volcans d’Ardèche.
Contact SITHERE
Jean-Claude FLORY, président, tél. 04 75 37 63 80
Jeudi 7 mai
1998, "La Tribune" n° 19
Ardèche / Bienvenue au pays
des volcans qui se réveillent
En
Ardèche, les volcans se réveillent. Au cœur d'une zone
géographique qui fédère plateaux, pentes et vallées,
il est des jeunes volcans de la Haute Vallée de l'Ardèche
qui ne demandent qu'à creuser leur place dans le volcanisme français.
Patrimoine indissociable du décor ardéchois, les jeunes
volcans qui émergent entre le Velay et le Coiron, sont amenés
à devenir un moteur touristique à la promotion des massifs
volcaniques de l'ensemble du département ardéchois. Un
département riche d'espaces de liberté, bâtis sur
des roches sédimentaires et cristallines, qui accueille, non
seulement des ensembles volcaniques anciens tels que le Massif du Coiron,
les Sucs du Mézenc et les volcans du Devès, mais aussi
les formations les plus récentes sur le territoire français
métropolitain.
Ce trésor écologique et naturel,
le syndicat intercommunal pour le thermalisme et l'environnement (SITHERE),
a décidé, dans le cadre du pôle d'économie
du patrimoine (PEP) de la Haute vallée de l'Ardèche, de
le mettre en valeur. Et ce, en donnant naissance à une vaste
opération, baptisée "le pays des jeunes Volcans d'Ardèche".
Le projet qui avait dans un premier temps émergé sous
forme de "circuit des volcans", et qui par la suite s'était étendu
au concept, plus vaste et plus porteur, "des jeunes volcans d'Ardèche",
entre cette année dans sa phase opérationnelle.
Un territoire et un patrimoine à l'échelon
français
Le plan d'action, prévu
pour la première tranche quadriennale (1998-2001), s'inscrit
dans le territoire du programme d'action du Pôle d'économie
du patrimoine, qui est constitué de sept cantons : Burzet, Coucouron,
Antraigues, Meyras, Montpezat-sous-Bauzon, Saint-Etienne-de-Lugdarès,
Thueyts et Vals-les-Bains. Un pays en somme, qui n'est ni un musée,
ni une réserve, mais un vivier d'espaces habités, propice
à la découverte de sites naturels, de villages, de châteaux,
d'églises romanes...
La genèse du projet est de proposer
aux visiteurs de sites naturels (et ils sont nombreux !) plusieurs circuits
de découverte. Le programme collectif est engagé pour
créer des circuits, des sentiers touristiques et doter ses sites
des équipements d'interprétation appropriés à
plusieurs objectifs, comme l'a spécifié le comité
de pilotage, dernièrement dans la commune de Jaujac près
de Thueyts. Il se veut d'abord être un vecteur de découverte
des plus jeunes volcans, à l'image de ce qui se fait en Auvergne,
en accueillant toutes catégories de public, des scolaires aux
scientifiques, en passant par le grand public, familles et petits groupes.
Au-delà de la découverte
touristique, c'est la mise en valeur de tout un patrimoine rural qui
est visée. Préserver et gérer le patrimoine naturel
en adoptant des règles de protection et en assurant une gestion
coordonnée des sites, sont d'ailleurs les vecteurs clés
du pays des Volcans. Un pays qui a pour mission d'entrer dans le réseau
de valorisation de l'ensemble du Massif central, véritable pôle
des Sciences de la Terre. Et à terme, le projet a pour ambition
de contribuer au développement social et économique du
territoire.
Mais pour réussir le challenge
des jeunes volcans, les Ardéchois s'appuient sur plusieurs facteurs.
En premier lieu, sur la fédération et la complémentarité
des atouts touristiques existants. Et ils ne manquent pas en Ardèche
: espaces naturels, flore, faune, bâti ancien, mode de vie, agriculture,
produits locaux, patrimoine industriel, équipements de loisirs...
L'autre arme de réussite est le maillage des structures existantes,
telles que les offices de tourisme, les associations de développement,
syndicats intercommunaux, groupements professionnels...
Bref, la réussite du projet se
fera sur une approche unitaire qui permet d'irriguer, à partir
de sites structurés, l'ensemble des communes, des équipements
d'accueil et de commerces. " Le projet des jeunes volcans d'Ardèche",
qui coûte 18,5 millions de francs, sur cinq ans (1998-2001), se
met en place autour de six sites volcaniques, représentatifs
des jeunes volcans d'Ardèche : la Vestide du Pal, la Coupe d'Aizac,
le volcan du Souilhol et la Mofette de Neyrac, la coupe de Jaujac et
la coulée basaltique du Lignon, le lac d'lssarlès, le
Ray-Pic et ses cascades. C'est à partir de ces sites, une fois
reconnus, valorisés et mis en valeur, que le projet compte stimuler
l'intérêt des visiteurs. Cette année, dans le cadre
de la première tranche du programme, des équipements de
balisage, de signalisation et d'interprétation seront réalisés
et implantés.
Six sites volcaniques balisés
Chacun des six sites volcaniques
sera doté de différents équipements : un sentier
débroussaillé et balisé, avec dégagement
des points de vue les plus intéressants, permettant ainsi aux
visiteurs soit d'atteindre le sommet du site, soit d'en faire le tour,
un parking au point de départ du sentier, un panneau d'information,
indiquant l'intérêt de l'itinéraire, sa longueur,
sa durée moyenne, le balisage utilisé, deux aires de pique-nique,
aménagées le long du sentier de découverte, et
équipées chacune d'un panneau général d'information
sur le volcanisme ardéchois, les modes de vie, l'agriculture
de pente et de montagne, la faune, la flore... et deux tables d'orientation
et d'interprétation du paysage spécifiques à chacun
des sites. Pour l'heure, c'est un travail préalable de repérage
qui est nécessaire.
Le patrimoine volcanique ardéchois étant
riche, d'autres sites pourront être équipés tels
que le volcan du Crau, le Pic de l'Étoile, la Gravenne de Thueyts,
le Suc de Bauzon, la Gravenne de Montpezat, le Volcan de Chambon...
Comme toute destination touristique, le pays des jeunes volcans mise
sur les segments porteurs du marché du tourisme.
Au-delà de la première
tranche du programme, axée sur la signalisation des jeunes volcans,
ce sont les villages du territoire concernés qui sont appelés
à vivre au rythme du volcanisme et des retombées économiques
qui en découlent. Le projet prévoit de renforcer la vocation
d'accueil et de commerce de villages les mieux équipés
en les distinguant par un label de "villages-étapes" du Pays
des jeunes volcans. Une charte des villages-étapes des
jeunes volcans d'Ardèche a été conçue pour
toutes les communes qui souhaitent y adhérer. Des candidatures
ont déjà été présentées. Celles
des communes d'Antraïgues, Coucouron, Jaujac, Le Lac d'lssarlès,
Meyras-Neyrac, Montpezat, Thueyts. D'autres frappent à la porte
: Astet, Ayzac, Barnas, Lalevade, Saint-Andéol de Vals, La Bastide...
Des points info-volcans,
tenus par des personnes-ressources, l'implantation de deux "points info",
un premier sur la R.N. 104 pour informer les touristes provenant de
Privas et de Lyon et se dirigeant vers le sud-Ardèche et un second
au Mont-Gerbier-des-Joncs (site le plus visité d'Ardèche)
sont inscrits plus loin dans le programme d'action. Et même un
centre de découverte du pays des jeunes volcans, relais orienté
vers l'accueil des scolaires, à Montpezat, ainsi qu'une maison
dédiée aux jeunes volcans, proche de la R.N.102, axe structurant
du territoire, font partie de l'opération pilotée par
le SITHERE, le maître d'ouvrage.
Des actions de revitalisation et d'aménagement du
territoire qui conduiront à la création d'un poste d'animateur
pour assurer une mission d'aménagement, d'animation et de promotion
du pays des jeunes volcans. Pas à pas, à l'orée
de l'an 2000, au fil d'une coulée de lave précieuse, les
volcans sont invités à se réveiller. Pour porter
sur leur cratère le drapeau d'un nouvel élan touristique.
Yvan MOURZELAS
Lundi
4 mai 1998, "Le Dauphiné libéré"
Jaujac
Les jeunes volcans d’Ardèche
se réveillent
Sous la maîtrise d'ouvrage du syndicat intercommunal pour le thermalisme
et l'environnement (SITHERE), le concept avait émergé
sous la dénomination "circuit des volcans". Par la suite, cette
appellation est apparue trop restrictive, car le "circuit" n'est qu'une
des formes possibles de la découverte des volcans. Cette notion
de circuits pouvant être aussi trop peu identitaire pour un projet
d'envergure à inscrire dans le temps. Compte tenu des particularités
volcanologiques de tout le territoire, le comité de pilotage
décide de retenir désormais l'appellation de "Pays des
jeunes volcans d'Ardèche", entre les monts du Velay Oriental
et la chaîne du Coiron. Il s'agit d'une aire géographique
qui fédère plateau, pentes et vallées, représentant
une des formations volcaniques les plus récentes sur le territoire
français métropolitain.
"Le pays des jeunes
volcans d'Ardèche" qui entre à partir de maintenant dans
sa phase active, n'est ni un projet de réserve, ni un projet
de musée. C'est un territoire habité, un espace libre
et ouvert, dont le périmètre englobe 33 communes, un périmètre
qui bénéficie simplement d'une signature forte et attractive
à plusieurs égards, déclinée sur le thème
du volcan.
Ambitieux par sa
politique d'aménagements et de valorisation du territoire, avec
18,5 millions de francs HT d'investissements programmés sur une
période de cinq ans (1998-2002), le projet de "Pays des Jeunes
volcans d'Ardèche" s'est donné plusieurs objectifs. Il
devra notamment donner aux volcans d’Ardèche leur place dans
le volcanisme français en devenant le support à des actions
de sensibilisation et de découverte pour l'accueil de toutes
les catégories de public. Il devra aussi préserver, mettre
en valeur et gérer le patrimoine naturel, tout en entrant dans
le réseau de valorisation de l'ensemble du Massif Central qui
devient un pôle majeur de sciences de la Terre. Enfin il devra
apporter sa contribution au développement social et économique
en revitalisant le tissu économique rural.
Plusieurs facteurs de réussite
sont énoncés. Pour cela, le projet s'appuiera à
la fois sur la fédération et la complémentarité
des atouts touristiques de l'espace concerné, ainsi que
sur le maillage des structures existantes, telles que communes, offices
de tourisme, associations de développement, syndicats intercommunaux,
groupements professionnels... Ces démarches s'accompagneront
d’une approche unitaire permettant d'irriguer, à partir de sites
structurés, l'ensemble des communes, des équipements d'accueil
et des commerces.
L'avancée des études
révèle que le projet se met en place autour de six sites
volcaniques établis par des scientifiques spécialistes
des phénomènes volcaniques ardéchois. Ces sites
majeurs, représentatifs des jeunes volcans d'Ardèche présentent
tous un intérêt scientifique incontestable. "La Vestide
du Pal", "la coupe d'Aizac", "le volcan du Souilhol et la Mofette de
Neyrac", "la Coupe de Jaujac et la coulée basaltique du Lignon",
"le Lac d'Issarlès", le Ray-Pic et ses cascades, forment la chaîne
des premiers sites à partir desquels le projet sera élaboré.
C’est depuis ces 6 pôles, une fois reconnus et mis en valeur,
que sera stimulé dans un second temps l’intérêt
des visiteurs pour les autres sites naturels du territoire, mais aussi
pour des éléments du patrimoine culturel. Dans une région
marquée par la richesse du patrimoine volcanique, d’autres sites
comme « le volcan de Crau », le « Pic de l’étoile
», la « Gravenne de Thueyts », le « Suc de Bauzon
», la « Gravenne de Montpezat », le « Volcan
du Chambon », pourront faire l’objet d’équipements complémentaires,
notamment dans la démarche de la charte des « villages-étapes
» du Pays des jeunes volcans d'Ardèche.
Plusieurs dizaines de milliers
d'années après qu'ils se sont éteints, les jeunes
volcans d'Ardèche font éruption, reprenant flamme dans
le mémoire présenté par une étudiante ardéchoise.
Une flamme porteuse, ravivée par le dessein de démarches
économique, scientifique, culturelle, touristique.
4,7 millions de francs de crédits sont inscrits pour ce projet
au titre du PEP ; 4 millions de francs complémentaires sont proposés
au contrat global.
Daniel JAMGOTCHIAN