Revue de presse 
archives 1998 - 1999


                                         

Vendredi 28 mai 1999, "Dauphiné libéré"
 Meyras
Rencontre volcanologique
     Dans le cadre de son assemblée générale annuelle, l'association volcanologique européenne (L.A.V.E.) avait réuni près de 140 amateurs passionnés ou volcanologues de renom comme les professeurs Emmanuel Berger de l'École des Mines de Paris, G. Mottet de l'Université Jean Moulin de Lyon ou F. Le Gueln du CNRS, ancien collaborateur d'Aroun Tazieff.

      Cette rencontre, organisée par Patrice Visieloff, géologue de l'association L.A.V.E., avait pour thème l'étude et la découverte du volcanisme ardéchois à travers des sorties sur le terrain (coulées du Lignon de Jaujac à Meyras, cratère de la station de Neyrac-les-Bains et ses eaux thermales, mofette de gaz carbonique, Vestide du Pal, le Chambon...)
 
 
Cette rencontre a également donné lieu à une exposition sur le volcanisme au centre de vacances "Les Portes" et à une conférence donnée le samedi soir par le professeur Emmanuel Berger à la salle multimédia de Neyrac-Ciné permettant de préciser l'avancement des recherches sur le volcanisme ardéchois dans le contexte plus large du Massif Central et même de l'Europe. 

     Gérard Bruchet, maire de Meyras est venu assister tout spécialement à cette conférence afin de soutenir la présence de l'association L.A.V.E. mais aussi pour s'enquérir de la bonne santé de ses volcans. Il souligna également l'importance d'une telle richesse géologique dans le cadre du développement touristique de sa commune par le biais du Pays des jeunes volcans.


Le maar Doris à Neyrac-les-Bains

      Les volcanologues ont consacré leur dernière soirée à échanger leurs expériences de terrain. Certains d'entre eux avaient dans leur besace des images et des films uniques en provenance du monde entier. C'est ainsi qu'un film extraordinaire montrant les nuées ardentes du volcan de l'île de Montferrat aux Antilles a été visionné en première mondiale à Meyras. Des volcanologues américains, allemands et japonais s'intéressent déjà à ces images rares prises parfois au mépris du danger. L'intérêt de l'association L.A.V.E. pour les volcans ardéchois n'est pas éteint pour autant après ce week-end studieux puisque l'organisation de nouvelles rencontres avant fin 1999 mais également pour l'an 2000 est prévue dans notre région. 

 Jeudi 27 mai 1999, "Dauphiné libéré"
 Musique

Émotion et passion au festival « musique au volcan»
     Meyras, Aizac, Aubenas et Vogüé ont réuni un nombreux public pour quatre concerts merveilleux donnés par le Sinfonietta de Paris

    Le long week-end de Pentecôte a été propice pour des retrouvailles très musicales.
Le festival « Musique au volcan » a une fois de plus enthousiasmé les passionnés de grande musique, avec le Sinfonietta de Paris il ne pouvait en être autrement. C'est toujours un grand bonheur de retrouver des musiciens de grand talent, des musiciens qui ne pourraient se produire ici, s'il n'y avait pas une association, Les Gens d'Aizac, qui se mobilise bénévolement pour faire connaître la musique dans nos petites communes de campagne.

     Ce message a été entendu par le chef d’orchestre Dominique Fanal : « Nous sommes très attachés à ces paysages inattendus et sauvages de la chaîne des volcans d’Ardèche, aux habitants de tous ces villages visités qui, toujours, leur ont témoigné sympathie, chaleur humaine, et intérêt. Attachés à la personne de Madeleine Jouanny et à ses initiatives les plus hardies, nos musiciens, répondant à l'appel de tous, reviennent faire danser le printemps ardéchois, animés chaque saison d'un enthousiasme et d'une foi grandissants, soutenant du mieux qu'ils peuvent ce festival «Musique au Volcan».

     L'émotion immédiate s'est opérée sur les deux premiers concerts à Meyras le vendredi soir, et à Aizac le lendemain avec "Splendeur de la musique italienne". Les deux petites églises bien pleines ont fait trembler leur coupole et ont vibré à l'écoute des ors cuivrés des trompettes. Le concert de Torelli, éclatant et virtuose, celui de Vivaldi pour deux trompettes, le plus célèbre d'entre tous, où les deux solistes dialoguent, rivalisant d'invention et de virtuosité éblouissantes, ont mis en évidence cette brillance des compositeurs italiens. Le « Stabat Mater »a de Vivaldi chanté par la merveilleuse mezzo-soprano Klara Csordas-Witt fut un ravissement, une voix chaleureuse qui vient d’on ne sait où, claire, intense, émouvante...
 Les deux concerts qui ont suivi l'un à Aubenas, l'autre dans l'église de 
Vogüé « Venise et Vienne en Ardèche » ont rajouté une part de gaieté à ces belles pages musicales, avec les polkas, ouverture, marche de Strauss, et le « Divertimento » de Mozart, œuvre légère de la prime jeunesse de l'auteur. Une œuvre toujours gracieuse et élégante, hommage à sa ville natale.

      « Tout y chante, insiste Dominique Fanal, les voix instrumentales se répondent, se superposent, s’enlacent, en un fabuleux contrepoint... »
     Les rappels ont été nombreux et les musiciens toujours aussi disponibles pour partager leur joie avec le public, n'ont pas hésité à puiser dans les nombreux morceaux de leur répertoire et les offrir généreusement à leur auditoire. Le vent de la musique des volcans a apporté sa chaleur et continuera longtemps à embraser les néophytes, tant que le Sinfonietta poursuivra ses randonnées campagnardes dans nos contrées, la musique fait partie désormais de leur vie.

Nadette Étienne

 Dimanche 9 mai 1999, "Dauphiné libéré"
 Vals-les-Bains

80% de financement pour le Pays des Jeunes Volcans d'Ardèche

     Vals-les-Bains : avec l’obtention de crédits d’état, de l’Europe, de la Région et du Département, les communes associées au PJVA ont désormais les moyens de mettre en valeur un patrimoine commun, suscitant innovation touristique et croissance économique.

      L'État, initiateur des «Pôles d'économie du patrimoine» (PEP) au comité interministériel d’aménagement du territoire de Mende en septembre 1994, s'est prononcé favorablement sur le subventionnement du PEP de la Haute-Vallée de l’Ardèche.
Sa contribution financière sur des crédits du fonds national pour l’aménagement et le développement du territoire (FNADT) et de 4,275 millions de francs. 
Le PEP de la Haute-vallée de l'Ardèche revêt un caractère exceptionnel puisqu'il est un des 17 PEP existant sur le territoire national.

      Porté dès l'origine par le «syndicat intercommunal pour le thermalisme et l'environnement" présidé par le maire de Vals-Les-Bains, Jean-Claude Flory, il se décline en trois grandes opérations patrimoniales et complémentaires, à savoir les aménagements urbains de Montpezat et Vals-Les-Bains ainsi que la mise en valeur du «Pays des jeunes volcans d’Ardèche», opération fédérant un ensemble de sept cantons (Antraïgues, Burzet, Coucouron, Montpezat, Saint-Étienne-de-Lugdarès, Thueyts, Vals-les-Bains). Dans une Dynamique commune, les actions du «Pôle d'Économie du Patrimoine» constitueront, au fur et à mesure de l’avancement des programmes, un cordon de solidarité et de fréquentation entre l'Ardèche méridionale et les pentes cévenoles jusqu'à la montagne ardéchoise.

      Le PEP de la haute vallée de l'Ardèche obtint, en 1995, pour la réalisation de l'étude préalable, des financements nationaux (500 000 F en deux tranches) et départementaux (120 000 F). Le solde ayant été pris en charge par le SITHERE. 
Le cumul des subventions obtenues pour la mise en place du projet de Pays d Jeunes Volcans d’Ardèche se situe autour de 80% d’aides publiques.
Le projet, fruit d’un travail de longue haleine, peut maintenant entrer dans sa phase active. 
La contribution financière du « Fond national pour l'aménagement et de développement du territoire » (4,275 MF) représente 21% de l'enveloppe subventionnable globale du PEP, et 30% de celle du "Pays des jeunes volcans d'Ardèche » soit 2,02 MF. Cette aide vient compléter celle accordée par le Conseil Régional en novembre 1998 pour un montant de 3,07 MF en complément de 1,2 MF de crédits régionaux programmés dans le contrat global de développement ;
celle du Conseil général, obtenue en janvier 1997, d’un montant de 1,935 MF ; celle de l’Union européenne actée depuis 1997 au titre du "Programme de développement rural.

     Le comité de gestion du PDR a été saisi le 2 avril 1999 et a conforté un montant d'aide de 4,151 MF pour le "Pôle d'économie du patrimoine". L'inscription par le SITHERE de cette opération au contrat de développement des «Monts et du Val d'Ardèche» a complété cette opération d'une enveloppe subventionnable de 4 MF au titre des crédits régionaux pour la mise en place des relais thématiques, portant donc l'opération globale «Pays des jeunes volcans d’Ardèche» à 10,7 MF. Pour le président du SITHERE, il s'agit «d'une opération exceptionnelle qui permet aux territoires concernés de bénéficier de financements eux aussi exceptionnels en complément des procédures classiques des collectivités, ou des contrats globaux... C'est aussi le résultat d'un engagement personnel sur cinq ans et le fruit d'un travail de longue durée...»

      Jean-Claude Flory note aussi que tant pour l'obtention initiale que pour la confirmation du plan de financement, les présidents du Conseil général avant et après mars 1998 (M. Torre et M. Teston) ont soutenu ledit dossier, ainsi que l'ex-Député J-M. Roux: «Il s'agit là des trois parlementaires qui ont joué un rôle dans ce dossier.»

      La phase prééruptive est désormais conclue. Le prochain comité de pilotage du "Pays des jeunes volcans d'Ardèche" décidera des actions à mettre en place pour les trois ans à venir, L'apparition de fumerolles ne tient plus que de la concrétisation de ce programme ambitieux, au concept original et novateur.

Daniel JAMGOTCHIAN

 Jeudi 9 mars 1999, "Dauphiné libéré"
 Lalevade d'Ardèche

Saison positive au syndicat d'initiative

    L’assemblée générale du syndicat d’initiative de Lalevade, présidée par Alain Marcou, s’est déroulée à la mairie en présence de Gérard Bruchet, président du CDT, M. Beaussier, représentant l’UDOTSI, Roger Crégut, maire de Lalevade, Guy Chène, maire de Pont-de-Labeaume, et Manuel Houvenaeghel, directeur de l'office du tourisme de Vals-les-Bains.
     
Alain Marcou, président de cette association, a présenté à l’assistance le rapport moral et financier, ainsi que le bilan de l’exercice 1998, et précisait : «D’une manière générale la saison écoulée a été très positive, avec une augmentation des visites de 15%, ce qui prouve l’utilité de l’existence de notre syndicat pour la commune. Il ne faut pas oublier que le chiffre d’affaires généré par le tourisme approche les 3 milliards de francs en Ardèche, qu’il y a en France un potentiel de 100 millions de touristes dont 30 millions de Français ; les régions se battent pour acquérir des parts de ce marché, faisons la même chose.»

      Les principales activités demandées par les visiteurs, dont 11% d’étrangers (Hollandais, Anglais, Belges) sont, dans l’ordre, visites (grottes, musées, montagnes, villages), sport (randonnée pédestre, VTT, pêche) et festivités locales.
Le portrait-type du visiteur du syndicat d’initiative peut être dressé ainsi : calme et tranquille, pas très sportif, curieux de la région, non oisif, familial.

 Le maillage
      Sous l’impulsion du Conseil Général en 1995, il a été mis en place, pilotée par l'U.D.O.T.S.I., une dynamique de développement touristique pour constituer une mise en réseau des O.T.S.I. C'est-à-dire un regroupement par zone géographique, bassin de vie ou identifié commune avec un office de tourisme centralisateur appelé Pole et animateur de la zone. Pourquoi, l'union faisant la force, il est évident qu'un tel regroupement, s'il est accepté ne peut être que bénéfique sur tous les rapports, qu'ils soient : administratif, touristique, thématique, dynamique et financier.

      Le département de l'Ardèche est ainsi divisé en dix zones. Pour le secteur, les O.T.S.I. de Vals-les-Bains, Neyrac-les-Bains, Thueyts, Burzet, Jaujac, Antraigues, Montpezat et évidemment Lalevade se sont fédérés sous le nom de Cévenne des jeunes volcans d'Ardèche avec Vals comme pôle et Neyrac en suppléant. La première opération concrète a été la réalisation d'un document d'appel concernant toute la zone et présenté sous forme de fiches. Ce document ne remplace pas les documentations individuelles, il présente les atouts de la zone et est diffusé dans différents salons de tourisme où chaque O.T.S.I. participe à son tour. Cette année et pour la première fois, le Syndicat d'initiative a participé au salon de Rennes du 29 au 31 janvier dernier. Sans ce maillage, il aurait été impossible pour cette petite structure de participer à un salon.

      Au niveau des questions diverses, le point le plus important est le recrutement d'une hôtesse d'accueil, quant aux cotisations les prix restent inchangés, par contre les heures d'ouverture au public seront déterminées ultérieurement en fonction du contrat de la future hôtesse.

      Au cours de la saison 199S, le S.I. proposera une exposition de photos (Raoul Cerini) et de maquettes (M. Cadet), un concours de photographies (M. Beaulieu) et une exposition de peinture.

      Manuel Houvenaeghel, directeur de l'office de tourisme de Vals-les-Bains et Gérard Bruchet, président du Comité Départemental du Tourisme, sont intervenus sur le maillage et sur le devenir de la politique touristique de l'Ardèche.
 Alain Marlou présenta à l’assemblée la nouvelle documentation départementale 99 et clôtura cette assemblée générale. 

Février-mars 1999, "Évasions" n° 18
Nature

Sur les flancs des jeunes volcans d'Ardèche
 
      La route serait plutôt monotone sur les hauts plateaux ardéchois si la nature n'avait pas manifesté quelques caprices il y a tout juste onze mille ans ; une époque où les volcans ont fait leur apparition dans le paysage. Le phénomène se caractérise par une succession de cônes de type strombolien dont les coulées ont généré un extraordinaire terrain d’aventures qui nous en apprend plus sur le volcanisme que n'importe quel ouvrage spécialisé.

Orgues basaltiques d’Antraigues

          C'est à Vals-les-Bains que l'initiation commence. Dans le parc municipal de cette élégante station thermale, une source intermittente jaillit du sol toutes les six heures. Du gaz sous pression dans les cavités souterraines serait à l'origine de ce phénomène qui propulse l'eau jusqu'à seize mètres de hauteur. La forte odeur de soufre qui accompagne chaque jaillissement indique un sous-sol volcanique.
      Pour en savoir davantage, il faut emprunter la route qui conduit au vieux village de Jaujac où l'on observe un panorama étonnamment lisible. Surplombant les maisons, un gigantesque cône, décapité en son sommet, surgit dans le paysage, recouvert d'une forêt de pins sombres.
 
Cratère volcanique surplombant Jaujac
Il s'agit bien d'un volcan qui présent un cratère effondré sur sa partie nord. Une coulée d'arbres plus clairs se dégage de cette zone pour descendre jusqu'à la rivière. Le scénario qui a conduit à façonner un tel paysage, est évident. Une première éruption de faible intensité a rempli le cratère d'une mer de lave qui a fini par provoquer l'écoulement du bord nord. La lave a suivi ensuite la pente jusqu'au Lignon. Sur le sentier qui longe ce cours d'eau, on aperçoit très distinctement la coulée basaltique épaisse d'une cinquantaine de mètres qui tombe à pic dans la rivière.

     Un relief similaire s'est formé à Thueyts, petite commune voisine, où la matière volcanique et l'Ardèche s'entremêlent étroitement. L'érosion a fait éclater la roche, et la rivière y a creusé de grands bassins d'onde translucide particulièrement recherchés en été. C'est également Thueyts qui offre la vision la plus singulière de toutes ces configurations. Le village fut, en effet, construit sur un gigantesque socle de lave solidifiée baptisé "Chaussée des géants".

     À quelques minutes de Thueyts, le site de Montpezat révèle l'un des plus grands "cratères de maar" d'Europe. C'est le résultat d'une interaction entre le magma et une nappe phréatique. La lave, portée à 1 200 degrés, rencontre et réchauffe une poche d'eau qui ouvre un cratère par explosions successives. On y observe de nombreuses coulées boueuses aux formes évocatrices comme "Le dromadaire" ou "L'arche". Plus au nord, le lac d'Issarlès, un autre "cratère de maar", totalement comblé par l'eau, accueille un camping et une plage. Malgré ces infrastructures, le site n'a pas  été dénaturé. La protection de l'environnement fait d'ailleurs l'objet d'une profonde réflexion : comment concilier l'exploitation touristique d'un tel patrimoine tout en préservant sa richesse ? Réunissant les sept villages concernés, le Syndicat intercommunal pour le thermalisme et l'environnement a récemment créé "Le Pays des jeunes volcans d'Ardèche". Cette structure devrait permettre de mettre en place une signalétique adaptée, des visites guidées régulières, ainsi qu'une capacité d'hébergement et de restauration accrue.

     En attendant, muni d'une brochure récupérée à l'office de tourisme de Vals-les-Bains, on peut partir, en toute liberté, jouer les explorateurs-volcanologues. En pleine terre ardéchoise, c'est une occupation qui ne manque pas de charme.

 Ivan Mouton

Jeudi 18 février 1999, "La Tribune"

 La documentation est née !

      Le réseau cévenol des Jeunes Volcans d'Ardèche est maintenant fin prêt pour promouvoir notre région.

      Samedi, en mairie, en présence de MM. les Conseillers généraux Gérard Bruchet, Président du Comité Départemental du Tourisme, et Jean-Claude Flory, MM. les Présidents et collaborateurs des Offices de Tourisme de Meyras-Neyrac-les-Bains, Thueyts et Vals-les-Bains ainsi que des Syndicats d'initiative d'Antraigues, Burzet, Jaujac, Lalevade et Montpezat, en avant-première ont présenté la documentation touristique, inédite, de «La Cévenne des Jeunes Volcans d'Ardèche». 
Constituée d'une élégante pochette, abondamment illustrée, elle contient six fiches réalisées en quadrichromie.

     Chaque fiche correspond à un thème donné : Nature et paysage, Sports et détente, Patrimoine et traditions, Le Feu et l'eau, le Gîte et le couvert et enfin Patrimoine et traditions.

       De nombreuses photographies présentent magnifiquement les richesses de nos hautes Cévennes : patrimoine naturel, bâti, culturel et gastronomique.

     Au cours des trois années à venir, 35000 exemplaires de ce document d'appel seront distribués à l'occasion des salons de tourisme ou remis aux vacanciers qui en feront la demande aux hôtesses des offices de tourisme et syndicats d'initiative du réseau cévenol.

     Pour le réaliser, cinq partenaires institutionnels ont été sollicités : la Communauté Européenne, l'État, la Région Rhône-Alpes, le Département et le SITHERE qui, à lui seul, financera les deux tiers des brochures.

Jeudi 18 février 1999, "La Tribune"

 Un patrimoine s'éveille 

    Le volcanisme comme nouvelle bouffée de développement touristique et économique. Telle est l'ambition du Pays des jeunes volcans d'Ardèche en gestation sur sept cantons ardéchois : Vals-les-Bains, Antraigues-sur-Volane, Burzet, Thueyts, Montpezat, Coucouron et Saint-Étienne-de-Lugdarès.

      Avec la découverte de la Grotte Chauvet, l'Ardèche du sud a tiré le gros lot. Sur le plan touristique, tous les regards se posent sur les communes autour de Vallon-Pont-d'Arc, qui accueillera en 2001, un espace de restitution de la grotte ornée.

      Pour montrer qu'elle aussi existe,  l'Ardèche des pentes et des montagnes mise sur son Pays des jeunes volcans, dont la naissance approche à grands pas.
     Sur le papier, le projet, actuellement dans sa dernière ligne droite, est ambitieux. Faire du volcanisme ardéchois un outil patrimonial majeur, dans le but de valoriser l'ensemble des ressources naturelles et générer un développement touristique et économique sur la totalité d'un territoire, le pari est de haute volée. Mais, pour de nombreux élus ardéchois, il en vaut la chandelle.
      L'Ardèche ne demande qu'à dévoiler ses trésors. Et les volcans ne demandent qu'à se réveiller. C'est pourquoi, le syndicat intercommunal pour le thermalisme et l'environnement (SITHERE) s'est lancé avec conviction dans un véritable plan de valorisation des volcans récents, aujourd'hui difficilement perceptibles et identifiables par le grand public.

Le volcanisme comme fil conducteur d'un développement

     La priorité du projet, comme le rappelait le cabinet d'études New Pôle (Neuilly Sur Seine) jeudi dernier à Thueyts, au cours d'une réunion du comité de jumelage du pays des jeunes volcans d'Ardèche, est «que les jeunes volcans existent afin de construire l’offre touristique et les différents réseaux ».

     Actuellement le projet vise à valoriser six sites volcaniques choisis avec l'aide de scientifiques spécialistes de chaque site : la Vestide du Pal, la Coupe d'Aizac, le volcan du Souilhol et la Mofette de Neyrac, la Coupe de Jaujac et la coulée basaltique du Lignon, le lac d'Issarlès et le Ray-Pic et ses cascades. La liste n'étant bien sûr pas exhaustive puisque le Coiron est déjà dans la cible des volcans à conquérir.
     Comme toute destination touristique, le Pays des jeunes Volcans d'Ardèche a pour ambition de tendre vers une structuration de l'offre qui corresponde au fonctionnement et aux besoins du marché du tourisme. Ainsi, le Pays des jeunes volcans qui s'inscrit dans le cadre du Pôle d'Économie du Patrimoine de la Haute-Vallée de l'Ardèche, s'organise-t-il autour de cinq axes : des pôles attractifs forts (les sites volcaniques récents les plus remarquables du département seront dotés d'un sentier balisé, d'un parking au point de départ, d'un panneau d'information, d'aires de pique-nique, de tables d'orientation), des structures d'accueil (des villages-étapes labellisés...), des points d'informations (points-infos Volcans, points "i" sur les lieux de passage touristiques, des centres d'animations, de présentation du patrimoine et de formation (relais du Circuit des volcans, centre de découverte du pays des jeunes volcans, circuit du patrimoine), et un pôle de promotion avec la Création d'une maison du Pays des jeunes volcans à Montpezat.

Un projet ambitieux qui fédère les énergies

     Le pays des jeunes volcans, dont l'opération mobilise une enveloppe financière de 4 986 000 F (qui pourra être accompagnée par une enveloppe complémentaire du Pôle d'Économie du Patrimoine de 1 750 000 F ainsi que par une dotation du contrat global de développement des Monts et du Val d'Ardèche d'un montant de 4 000 000 F), ne manque pas d'idées. Si tout n'est pas encore défini, le comité est en train d’affiner le programme des réalisations et le fonctionnement de l'opération avant son lancement.

      Les Ardéchois veulent aller vite. Jeudi à Thueyts, le principe d'une cotisation fixée par les communes partenaires sur la base du nombre d'habitants (le montant n'est pas encore défini), a été retenu. Le projet est en bonne voie. Pour le vice-président du SITHERE, Gérard Bruchet, maire de Meyras et président du Comité Départemental du Tourisme,  il s'agit maintenant de fédérer les énergies : la clé pour «mettre en place une action compétitive qui attire une clientèle touristique hors saison». L'enjeu est de taille.
      Le président du SITHERE, Jean-Claude Flory (maire de Vals-les-Bains et président du Comité Régional du Tourisme), n'hésite pas à parler de cordon ombilical entre les plaines, les plateaux et les pentes, capable «d’intensifier et de diffuser la saison touristique». Le Sous-préfet de Largentière, Sylvain Mathieu, représentant le préfet Raphaël Bartolt, a fait savoir au cours de la réunion, que «des réponses intéressantes» de l'État devraient prochainement arriver. Toutes les clés semblent être réunies pour que le Pays des jeunes volcans ouvre ses portes.

Yvan MOURZELAS

Dimanche 14 février 1999, "Le Dauphiné libéré" 
Thueyts

Le tourisme à l'ordre du jour
 

    Jeudi 11 février dans les salles voûtées du Château de Blou se sont tenues deux réunions sur le thème du tourisme.

    La première concernait le maillage des Offices du tourisme et syndicats d'initiative de Thueyts, Vals, Meyras-Neyrac, Montpezat, Burzet, Antraigues, Jaujac et Lalevade.

     C'est dans le but d'améliorer la qualité du tourisme en Ardèche et de définir de nouvelles orientations que les élus locaux, représentants des Offices du tourisme et syndicats d'initiative, hébergeurs et autres professionnels du tourisme, venus nombreux, se sont réunis autour de trois ateliers :

    L'atelier n°l sur les sites et infrastructures était présidé par Richard Buffat du CDT (Comité Départemental du Tourisme), 
 l'atelier n°2 sur les moyens humains était présidé par Daniel Teston, maire de Thueyts 
 et l'atelier n°3 sur la communication extérieure était présidé par Olivier Caminale, président du Syndicat hôtelier de l'Ardèche.

    Les différents intervenants, après avoir échangé leurs idées et proposé des solutions visant à l'amélioration du tourisme en Ardèche, semblent motivés à agir ensemble pour une meilleure image et une plus grande notoriété de notre secteur géographique. Le maillage semble pour eux la solution adéquate afin de promouvoir notre région de «La Cévenne des Jeunes Volcans» et apportera une plus grande synergie entre les acteurs du tourisme locaux. Cette synergie sera également appuyée par la mise en place du réseau internet «logitour» qui permettra aux offices du tourisme et syndicats d'initiative de mieux répercuter l'information notamment au niveau de l'animation.

     Des efforts restent toutefois à réaliser, c'est pourquoi d'autres rencontres de ce type se renouvelleront dans un avenir proche.

     La réunion suivante, sur le «pays des Jeunes Volcans» concernait plus les élus locaux. Ce projet de «Pôle d'Économie du Patrimoine de la Haute Vallée de l'Ardèche» (ou PEP), comprenant les cantons de Vals, Antraigues, Thueyts, Saint-Étienne-de-Lugdarès, Montpezat, Burzet et Coucouron a plusieurs objectifs : développer une économie durable, renforcer l'identité culturelle et fédérer les initiatives locales.

     Bien que subventionné à 80 % par l’État, le Département, la Région et les fonds européens, ce projet demande de la part des communes un certain investissement financier.

     D’autre part, le "Pays des Jeunes Volcans" se découpe selon deux niveaux d'engagement des communes : les communes associées et les villages-étapes qui seront soumis au respect d'une charte et dont la participation financière sera plus importante.

     De plus, certains "sites majeurs", de part leur intérêt sur le plan géologique, désignés par le comité technique du P.E.P. seront mis en valeur.
 Il s'agit de la Vestide du Pal, de la coupe d'Aizac, du Souilhol, du Lac d'Issarlès, du Ray-Pic et de la coupe de JauJac.

      Cette mise en valeur se concrétisera par la mise en place de points-info-volcans dans les villages-étapes, relais thématiques, maisons des volcans, actions de communication et de promotion ainsi que deux sites d'information aux points d'entrées du territoire.

     Tous les représentants des communes présents à cette réunion adhèrent au projet et semblent avoir trouvé un bon compromis au niveau de la participation financière de chacun.

Stéphanie Comte

Samedi 13 février 1999, "Le Dauphiné libéré" 
Thueyts

Le réveil de l’Ardèche des volcans

     L'Ardèche recèle mille et un trésors, souvent secrets, à commencer par ses richesses naturelles. Ainsi, si tout à chacun connaît le Gerbier des Joncs, le Pont-d’Ain, la réserve naturelle des Gorges, il reste encore bien des sites à valoriser alors que les visiteurs d'aujourd'hui sont avides de nature et de patrimoine, histoire de renouer avec les racines et l'essentiel. 
     Le "Pays des jeunes volcans d'Ardèche" en gestation sur sept cantons (Antraigues-sur-Volane, Burzet, Montpezat-sous-Bauzon, Coucouron, Thueyts, Saint-Étienne de Lugdarès et Vals-les-Bains) témoigne d'une nouvelle volonté et apparaît comme un symbole : fruit des procédures DATAR, la démarche est de se regrouper entre communes d'une zone qui jusqu’à présent ne bénéficie pas des mêmes retombées touristiques que le sud du département. Cette fédération des énergies est destinée à créer un nouveau «produit touristique» se présentant comme un véritable gisement de développement.
     Le «Pays des Jeunes Volcans d’Ardèche» est ainsi aujourd’hui dans sa dernière ligne droite : Jean-Claude Flory et Gérard Bruchet, les initiateurs de ce projet, accueillaient à Thueyts les maires des communes concernées afin de définir les modalités de participation de chacune des communes. 
L’occasion pour M. Demiocq de l’agence New Pole de rappeler l’essence de ce projet.
     L’entité touristique des Jeunes Volcans d’Ardèche s’organise autour de cinq axes, à savoir des pôles d’intérêt rendus attractifs (les sites volcaniques), des structures d’accueil et de consommation (les villages-étapes), un réseau d’information et de distribution des visiteurs (les points-info), des contres d’animation et d’exposition (les relais thématiques) et dans un temps ultérieur la réalisation d'un espace de promotion, la Maison des volcans.

- les sites volcaniques :
 
l'on distingue sur cette région des sites vraiment remarquables en la matière, La Vestide du Pal, la coupe d'Aizac, le Volcan du Souilhol, la coupe de JauJac, le lac d'Issarlès, le Ray Pic, une liste qui n'est pas exhaustive tant on pense également au volcan de la Gravenne et à d'autres sites.

Le Lac d'Issarlès, un des sites volcaniques remarquables

     Le programme visera à équiper et promouvoir les sentiers, concevoir et implanter des panneaux d'information, des tables d'orientation et de lecture des paysages, la réalisation d'aires de pique-nique (655 000 F HT).

- Les villages-étapes : il s'agit de maillons du réseau de découverte du territoire, des lieux structurés pour accueillir, informer et faire consommer. Les exigences portent sur l'accueil, la qualité, l'image Ces villages pourront utiliser un label conditionné par le respect d'une charte. 
Le programme vise à équiper 10 villages étapes avec panneaux indicateurs, mobilier d'information et présentation (410 000 F HT).

- Les points info-volcans : au cœur des jeunes volcans il s'agira de trouver des lieux d'information et des personnes ressources. Sur les axes d'accès il est prévu des points I sur la RN 104 et au Mont Gerbier des Joncs.

- les relais thématiques : ils assureront l'accueil du grand public avec des présentations thématiques complémentaires au volcanisme portant sur les eaux minérales, la faune, la flore, les traditions et métiers, les marchés, la gastronomie... Ils joueront le rôle de relais pédagogique. (790 000 F HT)

- la maison des jeunes volcans : il s'agira d'un point d'appel fort sur un axe de passage avec pour fonctions l'accueil et l'information, la diffusion de connaissance.

     Des actions d'accompagnement sont prévues avec la création d'outils de
communication et de promotion (logo, photothèque, documents) (530 000 F HT) ainsi que la formation et la sensibilisation de personnel d'accueil (OT relais), de socioprofessionnels, enseignants (340 000 F HT)... Enfin des animations sont prévues (330 000 F HT)

     C'est le SITHERE qui est maître d'ouvrage de cette opération, la coordination entre les acteurs se faisant au travers d'un comité de pilotage. Un comité scientifique apporte sa caution.

     Le budget porte sur environ 5 millions de francs sur 5 ans avec un taux de subvention attendu de 80 %.

     Comme l'a souligné Jean-Claude Flory, le projet vise tout à la fois à fédérer les initiatives locales, renforcer l'identité culturelle et développer l'économie locale. Le "pays des jeunes volcans" est un cordon entre l'Ardèche méridionale, les vallées, les pentes et la montagne ardéchoise. La Haute Vallée de l'Ardèche est sur la voie de relever un pari, s'imposer comme une destination touristique riche et surtout prometteuse... Les élus ont montré leur volonté en définissant les clefs de répartition des communes.

Patrick CORTES

Vendredi 15 mai 1998, "Solidarité et territoires" n° 140
Patrimoine

L’Ardèche du Sud réveille ses volcans

     Patrimoine indissociable du paysage ardéchois, le volcanisme émerge fortement entre Velay et Coiron. C'est ce trésor écologique et naturel que le syndicat intercommunal pour le thermalisme et l'environnement -le SITHERE a décidé de promouvoir dans le cadre du Pôle d’Économie du Patrimoine de le Haute Vallée de l'Ardèche.

Au-delà d’un circuit des volcans

     Initialement, le projet se limitait à un « circuit des volcans ». Un concept qui est apparu trop restrictif. Si bien que le comité de pilotage a réfléchi sur un programme beaucoup plus large des "Pays des jeunes volcans d'Ardèche".

     Un programme qui entre aujourd'hui dans sa phase active pour une période de cinq ans jusqu'en 2002 et pour un total d'investissements prévus de 18,5 MF H.T. financés au titre du pôle d'économie du Patrimoine mais aussi -c'est en tout cas une possibilité évoquée- dans le contrat global de Développement des Monts et du Val d’Ardèche.

 Aménagement et valorisation du territoire

     Le programme affiche en effet des ambitions dans les domaines de l'aménagement et de la valorisation du territoire. Il ne s'agit pas de travailler à un projet de réserve ou de musée, mais sur un territoire habité de 33 communes sur 7 cantons: de Burzet à Vals-les-Bains en passant par Coucouron Antraigues Montpezat, Saint-Etienne-de-Lugdarès et Thueyts.

     Le projet de "Pays des jeunes volcans d'Ardèche" repose sur plusieurs objectifs. D'abord donner aux volcans d'Ardèche toute leur place dans le volcanisme français en devenant le support d'actions de sensibilisation et de découverte pour toutes les catégories de public : scolaires, familles, petits groupes, scientifiques. Ensuite préserver, mettre en valeur et gérer le patrimoine naturel, tout en s'insérant dans le réseau du Massif Central, pôle majeur des sciences de la terre. Enfin apporter son appui au développement économique du pays en revitalisant le tissu économique rural.

     Point important: le projet n'entend pas venir se substituer à ce qui existe déjà mais au contraire venir fédérer et faciliter la mise en complémentarité des structures existantes (communes, offices de tourisme, associations de  développement, syndicats intercommunaux, groupements professionnels) et des atouts touristiques du pays.

SIX SITES MAJEURS

     Les études engagées ont mis en avant six sites volcaniques majeurs, présentant un intérêt scientifique incontestable : la Vestide du Pal, la Coupe d’Aizac, le volcan du Souilhol et la Mofette de Neyrac-les-Bains, la coupe de Jaujac et la coulée basaltique du Lignon, le lac d’Issarlès, enfin le Ray-Pic et ses cascades.

Label villages-étapes

     La première tranche du programme, engagée cette année, concerne la mise en valeur de ces six sites avec des équipements de balisage, de signalisation et  d’interprétation. Les autres tranches concerneront d'autres sites qui feront -eux aussi- l'objet d'équipements ; et plus largement le renforcement de la vocation d’accueil des villages dans le cadre d’une charte et d’un label des villages-étapes du pays des Jeunes Volcans d’Ardèche.

Contact SITHERE Jean-Claude FLORY, président, tél. 04 75 37 63 80

Jeudi 7 mai 1998, "La Tribune" n° 19

Ardèche / Bienvenue au pays des volcans qui se réveillent

     En Ardèche, les volcans se réveillent. Au cœur d'une zone géographique qui fédère plateaux, pentes et vallées, il est des jeunes volcans de la Haute Vallée de l'Ardèche qui ne demandent qu'à creuser leur place dans le volcanisme français. Patrimoine indissociable du décor ardéchois, les jeunes volcans qui émergent entre le Velay et le Coiron, sont amenés à devenir un moteur touristique à la promotion des massifs volcaniques de l'ensemble du département ardéchois. Un département riche d'espaces de liberté, bâtis sur des roches sédimentaires et cristallines, qui accueille, non seulement des ensembles volcaniques anciens tels que le Massif du Coiron, les Sucs du Mézenc et les volcans du Devès, mais aussi les formations les plus récentes sur le territoire français métropolitain. 
     Ce trésor écologique et naturel, le syndicat intercommunal pour le thermalisme et l'environnement (SITHERE), a décidé, dans le cadre du pôle d'économie du patrimoine (PEP) de la Haute vallée de l'Ardèche, de le mettre en valeur. Et ce, en donnant naissance à une vaste opération, baptisée "le pays des jeunes Volcans d'Ardèche". Le projet qui avait dans un premier temps émergé sous forme de "circuit des volcans", et qui par la suite s'était étendu au concept, plus vaste et plus porteur, "des jeunes volcans d'Ardèche", entre cette année dans sa phase opérationnelle.

Un territoire et un patrimoine à l'échelon français

     Le plan d'action, prévu pour la première tranche quadriennale (1998-2001), s'inscrit dans le territoire du programme d'action du Pôle d'économie du patrimoine, qui est constitué de sept cantons : Burzet, Coucouron, Antraigues, Meyras, Montpezat-sous-Bauzon, Saint-Etienne-de-Lugdarès, Thueyts et Vals-les-Bains. Un pays en somme, qui n'est ni un musée, ni une réserve, mais un vivier d'espaces habités, propice à la découverte de sites naturels, de villages, de châteaux, d'églises romanes... 
     La genèse du projet est de proposer aux visiteurs de sites naturels (et ils sont nombreux !) plusieurs circuits de découverte. Le programme collectif est engagé pour créer des circuits, des sentiers touristiques et doter ses sites des équipements d'interprétation appropriés à plusieurs objectifs, comme l'a spécifié le comité de pilotage, dernièrement dans la commune de Jaujac près de Thueyts. Il se veut d'abord être un vecteur de découverte des plus jeunes volcans, à l'image de ce qui se fait en Auvergne, en accueillant toutes catégories de public, des scolaires aux scientifiques, en passant par le grand public, familles et petits groupes. 

     Au-delà de la découverte touristique, c'est la mise en valeur de tout un patrimoine rural qui est visée. Préserver et gérer le patrimoine naturel en adoptant des règles de protection et en assurant une gestion coordonnée des sites, sont d'ailleurs les vecteurs clés du pays des Volcans. Un pays qui a pour mission d'entrer dans le réseau de valorisation de l'ensemble du Massif central, véritable pôle des Sciences de la Terre. Et à terme, le projet a pour ambition de contribuer au développement social et économique du territoire. 
      Mais pour réussir le challenge des jeunes volcans, les Ardéchois s'appuient sur plusieurs facteurs. En premier lieu, sur la fédération et la complémentarité des atouts touristiques existants. Et ils ne manquent pas en Ardèche : espaces naturels, flore, faune, bâti ancien, mode de vie, agriculture, produits locaux, patrimoine industriel, équipements de loisirs... L'autre arme de réussite est le maillage des structures existantes, telles que les offices de tourisme, les associations de développement, syndicats intercommunaux, groupements professionnels... 
      Bref, la réussite du projet se fera sur une approche unitaire qui permet d'irriguer, à partir de sites structurés, l'ensemble des communes, des équipements d'accueil et de commerces. " Le projet des jeunes volcans d'Ardèche", qui coûte 18,5 millions de francs, sur cinq ans (1998-2001), se met en place autour de six sites volcaniques, représentatifs des jeunes volcans d'Ardèche : la Vestide du Pal, la Coupe d'Aizac, le volcan du Souilhol et la Mofette de Neyrac, la coupe de Jaujac et la coulée basaltique du Lignon, le lac d'lssarlès, le Ray-Pic et ses cascades. C'est à partir de ces sites, une fois reconnus, valorisés et mis en valeur, que le projet compte stimuler l'intérêt des visiteurs. Cette année, dans le cadre de la première tranche du programme, des équipements de balisage, de signalisation et d'interprétation seront réalisés et implantés.

Six sites volcaniques balisés

     Chacun des six sites volcaniques sera doté de différents équipements : un sentier débroussaillé et balisé, avec dégagement des points de vue les plus intéressants, permettant ainsi aux visiteurs soit d'atteindre le sommet du site, soit d'en faire le tour, un parking au point de départ du sentier, un panneau d'information, indiquant l'intérêt de l'itinéraire, sa longueur, sa durée moyenne, le balisage utilisé, deux aires de pique-nique, aménagées le long du sentier de découverte, et équipées chacune d'un panneau général d'information sur le volcanisme ardéchois, les modes de vie, l'agriculture de pente et de montagne, la faune, la flore... et deux tables d'orientation et d'interprétation du paysage spécifiques à chacun des sites. Pour l'heure, c'est un travail préalable de repérage qui est nécessaire. 
     Le patrimoine volcanique ardéchois étant riche, d'autres sites pourront être équipés tels que le volcan du Crau, le Pic de l'Étoile, la Gravenne de Thueyts, le Suc de Bauzon, la Gravenne de Montpezat, le Volcan de Chambon... Comme toute destination touristique, le pays des jeunes volcans mise sur les segments porteurs du marché du tourisme. 

     Au-delà de la première tranche du programme, axée sur la signalisation des jeunes volcans, ce sont les villages du territoire concernés qui sont appelés à vivre au rythme du volcanisme et des retombées économiques qui en découlent. Le projet prévoit de renforcer la vocation d'accueil et de commerce de villages les mieux équipés en les distinguant par un label de "villages-étapes" du Pays des jeunes volcans. Une charte des villages-étapes  des jeunes volcans d'Ardèche a été conçue pour toutes les communes qui souhaitent y adhérer. Des candidatures ont déjà été présentées. Celles des communes d'Antraïgues, Coucouron, Jaujac, Le Lac d'lssarlès, Meyras-Neyrac, Montpezat, Thueyts. D'autres frappent à la porte : Astet, Ayzac, Barnas, Lalevade, Saint-Andéol de Vals, La Bastide... 

      Des points info-volcans, tenus par des personnes-ressources, l'implantation de deux "points info", un premier sur la R.N. 104 pour informer les touristes provenant de Privas et de Lyon et se dirigeant vers le sud-Ardèche et un second au Mont-Gerbier-des-Joncs (site le plus visité d'Ardèche) sont inscrits plus loin dans le programme d'action. Et même un centre de découverte du pays des jeunes volcans, relais orienté vers l'accueil des scolaires, à Montpezat, ainsi qu'une maison dédiée aux jeunes volcans, proche de la R.N.102, axe structurant du territoire, font partie de l'opération pilotée par le SITHERE, le maître d'ouvrage. 
   Des actions de revitalisation et d'aménagement du territoire qui conduiront à la création d'un poste d'animateur pour assurer une mission d'aménagement, d'animation et de promotion du pays des jeunes volcans. Pas à pas, à l'orée de l'an 2000, au fil d'une coulée de lave précieuse, les volcans sont invités à se réveiller. Pour porter sur leur cratère le drapeau d'un nouvel élan touristique.

Yvan MOURZELAS

Lundi 4 mai 1998, "Le Dauphiné libéré"
Jaujac

Les jeunes volcans d’Ardèche se réveillent

     Sous la maîtrise d'ouvrage du syndicat intercommunal pour le thermalisme et l'environnement (SITHERE), le concept avait émergé sous la dénomination "circuit des volcans". Par la suite, cette appellation est apparue trop restrictive, car le "circuit" n'est qu'une des formes possibles de la découverte des volcans. Cette notion de circuits pouvant être aussi trop peu identitaire pour un projet d'envergure à inscrire dans le temps. Compte tenu des particularités volcanologiques de tout le territoire, le comité de pilotage décide de retenir désormais l'appellation de "Pays des jeunes volcans d'Ardèche", entre les monts du Velay Oriental et la chaîne du Coiron. Il s'agit d'une aire géographique qui fédère plateau, pentes et vallées, représentant une des formations volcaniques les plus récentes sur le territoire français métropolitain.

      "Le pays des jeunes volcans d'Ardèche" qui entre à partir de maintenant dans sa phase active, n'est ni un projet de réserve, ni un projet de musée. C'est un territoire habité, un espace libre et ouvert, dont le périmètre englobe 33 communes, un périmètre qui bénéficie simplement d'une signature forte et attractive à plusieurs égards, déclinée sur le thème du volcan.

      Ambitieux par sa politique d'aménagements et de valorisation du territoire, avec 18,5 millions de francs HT d'investissements programmés sur une période de cinq ans (1998-2002), le projet de "Pays des Jeunes volcans d'Ardèche" s'est donné plusieurs objectifs. Il devra notamment donner aux volcans d’Ardèche leur place dans le volcanisme français en devenant le support à des actions de sensibilisation et de découverte pour l'accueil de toutes les catégories de public. Il devra aussi préserver, mettre en valeur et gérer le patrimoine naturel, tout en entrant dans le réseau de valorisation de l'ensemble du Massif Central qui devient un pôle majeur de sciences de la Terre. Enfin il devra apporter sa contribution au développement social et économique en revitalisant le tissu économique rural.

     Plusieurs facteurs de réussite sont énoncés. Pour cela, le projet s'appuiera à la fois sur la fédération et la complémentarité des atouts touristiques de l'espace concerné, ainsi  que sur le maillage des structures existantes, telles que communes, offices de tourisme, associations de développement, syndicats intercommunaux, groupements professionnels... Ces démarches s'accompagneront d’une approche unitaire permettant d'irriguer, à partir de sites structurés, l'ensemble des communes, des équipements d'accueil et des commerces.

     L'avancée des études révèle que le projet se met en place autour de six sites volcaniques établis par des scientifiques spécialistes des phénomènes volcaniques ardéchois. Ces sites majeurs, représentatifs des jeunes volcans d'Ardèche présentent tous un intérêt scientifique incontestable. "La Vestide du Pal", "la coupe d'Aizac", "le volcan du Souilhol et la Mofette de Neyrac", "la Coupe de Jaujac et la coulée basaltique du Lignon", "le Lac d'Issarlès", le Ray-Pic et ses cascades, forment la chaîne des premiers sites à partir desquels le projet sera élaboré. C’est depuis ces 6 pôles, une fois reconnus et mis en valeur, que sera stimulé dans un second temps l’intérêt des visiteurs pour les autres sites naturels du territoire, mais aussi pour des éléments du patrimoine culturel. Dans une région marquée par la richesse du patrimoine volcanique, d’autres sites comme « le volcan de Crau », le « Pic de l’étoile », la « Gravenne de Thueyts », le « Suc de Bauzon », la « Gravenne de Montpezat », le « Volcan du Chambon », pourront faire l’objet d’équipements complémentaires, notamment dans la démarche de la charte des « villages-étapes » du Pays des jeunes volcans d'Ardèche.

     Plusieurs dizaines de milliers d'années après qu'ils se sont éteints, les jeunes volcans d'Ardèche font éruption, reprenant flamme dans le mémoire présenté par une étudiante ardéchoise. Une flamme porteuse, ravivée par le dessein de démarches économique, scientifique, culturelle, touristique.
4,7 millions de francs de crédits sont inscrits pour ce projet au titre du PEP ; 4 millions de francs complémentaires sont proposés au contrat global.

Daniel JAMGOTCHIAN

Copyright SITHERE 2005

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