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Glossaire du volcanisme
ABRÉVIATIONS : Ma Millions d’années ; 14C carbone 14 AGPAÏTIQUE : Ce qualificatif s’applique à certaines phonolites au sein desquelles s’observe une inversion de l’ordre d’apparition des minéraux. Cette particularité est la conséquence d’une très forte teneur en alcalins (Sodium : symbole Na et potassium : symbole K). Cette spécificité s’observe essentiellement au microscope AMPHIBOLE : Silicate dont les tétraèdres Si – O sont associés sous forme de chaînes doubles. Ce sont des minéraux dits « hydroxylés » (ils contiennent des groupements OH). Ces minéraux forment des prismes plus ou moins allongés, mais peuvent se présenter sous forme de véritables aiguilles, voir sous forme de fibres. Ils se caractérisent par la présence de clivages formant un angle de 120°. D’un point de vue chimique, ces minéraux se caractérisent par leur caractère fortement ferromagnésien. CARBONE 14 : Méthode de datation basée sur la radioactivité naturelle du radiocarbone. L'âge d'un organisme est calculé â partir de la formule de décroissance exponentielle radioactive. Le principe de la méthode de datation par le 14C consiste donc à mesurer l'activité spécifique d'un échantillon, qui est le nombre de rayons ß- émis par gramme de carbone et par minute, et en déduire par le calcul, le temps écoulé depuis la mort de l'organisme sur lequel l'échantillon a été prélevé. CRETACÉ : Dernière période du secondaire, s’étendant de -135 Ma (Berriasien) à -65 Ma (limite Maastrichtien/Paléocène) DIAPIRISME : Initialement terme réservé au mécanisme d’ascension des dômes de sel, le mot est aujourd’hui appliqué au processus d’ascension du matériel mantellique à la source de la genèse de certains basaltes. ÉOCÈNE : Période précoce (-55 à -38 Ma) du Tertiaire, succédant au Paléocène qui correspond à son tout début (-65 à -55 Ma). FELDSPATH : Ce sont des silicates à charpente à charpente dite « tridimensionnelle » (disposition des tétraèdres Si – O). Ils se caractérisent chimiquement par leur richesse en Si et Al et sont donc qualifiés de silico-aluminates. Dans le détail, leur classification repose sur les proportions de K, Na et Ca. La kaollinite est l’expression de l’altération, sous certaines conditions, de feldspaths potassiques. GONDWANA : Amérique du Sud, Afrique, Madagascar, Inde et Australie appartenaient à un même continent (Le Gondwana) du Carbonifère au Trias. HERCYNIEN : Cycle orogénique, d’âge primaire, débutant au Dévonien et se terminant au Permien. GRABEN : Fossé d’effondrement, synonyme : RIFT (opposé : HORST). HORST : Structure individualisée dans un contexte de distension, délimitée par des failles parallèles et «normales». A la différence d’un graben, la partie centrale est soulevée. LAURASIA : Il s’agit de l’un des deux continents formés lors de la division de la Pangée, voici 200 millions d’années. La Laurasia s’est par la suite divisée en Amérique du Nord et Eurasie. LITHOSPHÈRE : Il s’agit, en gros, des 100 premiers kilomètres du globe terrestre (en partant de sa surface) ; elle est globalement rigide et constituée de «plaques». Elle est différente selon qu’il s’agit de lithosphère océanique ou continentale. Sous les océans, elle est constituée de quelques km de croûte basaltique (moins de 10 km) surmontant environs 90 km de péridotites mantelliques. Dans les domaines continentaux, l’épaisseur de la croûte est de l’ordre de 30 km constitués de granites et de roches métamorphiques. LVA : De l’anglais Low Velocity Anomaly. Les roches terrestres ont la propriété de transmettre les ondes (par exemple à l’occasion d’un tremblement de terre). La vitesse de propagation de ces ondes reflète les propriétés du milieu (nature, densité, température, …). Une température élevée (à une profondeur donnée) se traduira par une moindre vitesse de propagation (par exemple des ondes P, dites de compression). Une LVA est donc une zone où se localise une telle anomalie. MAAR : Un maar est un appareil volcanique (le plus souvent «basaltique») dont au moins une partie de la mise en place relève d’une interaction entre le magma et un niveau phréatique. La rencontre de la lave et de l’eau, à faible profondeur, induit la vaporisation de cette dernière et une surpression qui va provoquer des cycles explosifs puis générer un «cratère de maar». Les dépressions ainsi façonnées sont parfois occupées par un lac (cas du lac d’Issarlès) ; elles peuvent aussi être emplies de produits basaltiques (Borée, Vestide du Pal). Le site de la station thermale de Neyrac-les-Bains est un cratère de maar. Certaines tourbières sont également implantées à la verticale d’anciens cratères de maar. MIOCÈNE : Période du Tertiaire allant -24 à -5 Ma OLIGOCÈNE : Période du tertiaire s’étendant de -38 à - 24 Ma. OLIVINE (PÉRIDOT) : L’olivine ou péridot doit son nom à sa couleur vert olive (lorsqu’elle n’est pas altérée). Il s’agit d’un groupe de silicates le plus généralement représenté par un ensemble allant d’un pôle magnésien à un pôle riche en fer. L’olivine magnésienne est le principal constituant des roches issues du manteau supérieur (voir péridotites). PÉRIDOTITES : Roches riches en olivine (péridot) et constitutives de l’essentiel du manteau terrestre. Leur fusion partielle produit les diverses catégories de basaltes connues à la surface du globe. PHONOLITES : L’évolution des basaltes alcalins, par cristallisation fractionnée, conduit à des produits chimiquement évolués et souvent relativement visqueux (Trachytes et Phonolites), lesquels constituent les dômes. PLÉISTOCÈNE : Quaternaire inférieur. POINT CHAUD : Domaine situé soit au sein même du manteau terrestre, soit à l’interface noyau/manteau et supposé être le siège de la genèse de basaltes. Les points chauds seraient à peu près fixes les uns par rapport aux autres. Les basaltes de la Réunion, d’Hawaii, de Polynésie française, etc. se rattachent au mécanisme de point chaud. POUDINGUE : Conglomérat de matériau rocher hétérogène. POUZZOLANE : En France, le terme pouzzolane désigne des scories basaltiques (carrières de pouzzolanes) exploitées à des fins diverses (couches de base pour routes, boisseaux de cheminées, filtres, décoration, bétons légers, depuis peu cultures sans sol, ...). PYROXÈNE : Silicates organisés en chaînes simples, ferromagnésiens et contenant en proportions diverses du Na et du Ca. Ils se présentent le plus souvent en prismes plus ou moins allongés, toutefois toujours plus trapus que les amphiboles correspondants. À la différence des amphiboles, ils ne contiennent pas de groupements OH. PYROCLASTITES PYROXÉNOLITHE QUARTZ : Il s’agit de la forme la plus courante de la silice. Ce minéral se présente le plus souvent sous forme de prismes hexagonaux. RIFT : Terme d’origine anglaise signifiant fissure ou faille. On distingue les rifts continentaux (on parle alors de fossé d’effondrement ou graben) et les rifts océaniques (fossé d’effondrement situé dans l’axe des dorsales océaniques). RIFTING : Début d’une ouverture tectonique, pouvant conduire à une océanisation. SPINELLE : le terme concerne des minéraux, de la famille des oxydes, contenant généralement des cations bivalents et trivalents. Le spinelle sensu. stricto est l’oxyde de magnésium et aluminium (MgOAl2O3 ou encore MgAlO4). Les spinelles des péridotites contiennent du fer, du chrome, du titane etc., lesquels remplacent plus ou moins respectivement Mg et Al. STROMBOLIEN : Un cône strombolien est un volcan constitué d’une alternance de couches de projections (pyroclastites) et de coulées de laves. Le cône, le plus souvent elliptique à sub-circulaire, est presque toujours égueulé par une coulée de laves tardives dont la mise en place marque la fin de l’édification de l’appareil. Bien peu de cônes sont stromboliens au sens strict du terme. Certains, comme la Gravenne de Thueyts, sont presque exclusivement constitués de projections basaltiques (pouzzolanes) ; d’autres sont proches du «volcan-type» (Jaujac, Bauzon, Coupe d’Aizac). SUBDUCTION : On parle de subduction lorsqu’une plaque plonge sous une autre plaque. Dans les situations «classiques», la plaque océanique (plus dense) plonge sous une plaque continentale (moins dense). TÉPHRITE : Roche volcanique, pouvant être porphyrique à plagioclases, feldspathoïdes augites plus ou moins violacée et hornblende. Alors que les basanites contiennent de l’olivine, celle-ci est absente dans les téphrites. L’ordanchite (de la Banne d’Ordanche, Monts Dore) est une téphrite à haüyne. TÉPHROCHRONOLOGIE : Géochronologie basée sur les corrélations effectuées à partir de niveaux de cendres volcaniques pouvant avoir recouvert des surfaces plus ou moins considérables. TRACHYTE : L’évolution des basaltes alcalins, par cristallisation fractionnée, conduit à des produits chimiquement évolués et souvent relativement visqueux (Trachytes et Phonolites), lesquels constituent les dômes. VOLCANISME ALCALIN : Toutes les laves contiennent une quantité plus ou moins faible d’alcalins. Les laves mises en place dans des contextes tels que celui du Massif Central en contiennent toutefois une quantité un peu plus importante que celles d’autres séries et cela dès le stade des basaltes. On qualifie donc de telles séries d’alcalines non pas parce qu’elles contiennent des alcalins (Na, K) mais du fait qu'elles en contiennent plus que celles des dorsales océaniques par exemple. XÉNOCRISTAUX :cristaux d'une roche étrangère insérés dans une roche donnée. Copyright
SITHERE
2005 |